Etrangers à "Chârulatâ" de Rabindranath TAGORE

Publié le par Alexandre Anizy

Ce qui caractérise « Chârulatâ »(1), roman de Rabindranath Tagore (prix Nobel 1913), c’est l’économie de moyens : la sobriété du style, l’enchaînement des faits, la suggestion des sentiments.

C’est aussi pourquoi nous nous opposons au commentaire dithyrambique de Nils C. Ahl qui écrit : « Cet obscur autel de douleur est le véritable objet du roman. Le drame est inéluctable. »(2). Car c’est le chemin vers l’autel qui constitue l’objet.

 

Malgré le style élégant, la construction subtile, nous restons étrangers, ou plutôt sans enthousiasme, face à cette histoire d’intérieur.

 

Alexandre Anizy

 

(1) : éditions Zulma, février 2009, 112 pages, 15 € ; une traduction soignée de France Bhattacharya.

(2) : dans le Monde du 12 juin 2009.