L'affaire BOULIN s'en ira à vau-l'eau

Publié le par Alexandre Anizy

28 ans après, la fille du ministre Robert BOULIN, dont nous saluons le courage et la persévérance dans ce combat pour la restauration de l’histoire de son père, demande au procureur général de Paris la réouverture d’une instruction sur le réputé suicide de son père. En effet, de nouveaux témoignages l’auraient confortée dans ses doutes.

Il y a des choses étonnantes dans cette affaire dont la thèse officielle est la noyade volontaire dans 50 cm d’eau après ingestion de valium.

Le 30 octobre 1979, le corps est officiellement découvert par les gendarmes à 8 h 40 en forêt de Rambouillet, alors que Raymond BARRE explique qu’il a été réveillé à 3 h pour apprendre le suicide de Robert BOULIN avec des barbituriques !

Une 2ème autopsie pratiquée en 1983 révèle plusieurs fractures au visage passées sous silence lors de la 1ère autopsie : si on veut maintenir la thèse officielle, il faut accepter l’idée que le suicidé BOULIN s’est méchamment cassé la gueule, avant d’avaler du Valium et de se coucher dans 50 cm d’eau dans une forêt.

Mais que peut-on faire concrètement, dira peut-être un juge d’instruction « très professionnel » et plein de compassion, quand les bocaux contenant les organes de Robert BOULIN ont été détruits, que le flacon du sang de Robert BOULIN a été volé à l’Institut médico-légal ?

Madame Fabienne BOULIN-BURGEAT, si vous obtenez l’ouverture d’une nouvelle instruction, nous craignions que ce ne soit que par décence (le respect dû à votre honorable père) et pour la forme : sans preuve matérielle, un 2ème non-lieu est quasiment certain.

Nous nous souvenons de ce temps-là : du suicide dans une prison allemande sous haute surveillance du dangereux terroriste BAADER (18 octobre 1977), de l’assassinat du député DE BROGLIE (24 décembre 1976), de l’assassinat de l’ancien ministre FONTANET (1 février 1980) …

On vivait une époque formidable, disait le regretté REISER.

Alexandre Anizy