Le passé nazi de la famille QUANDT (BMW)

Publié le par Alexandre Anizy

La famille QUANDT (une fortune d’environ 26 milliards d’euros) ne compte pas pour des « brunes » dans le capitalisme allemand, bien qu’elle soit d’une extrême discrétion depuis des décennies.

 
Après 5 années d’enquête minutieuse, Eric FRIEDLER et Barbara SIEBERT ont réalisé un documentaire titré « le silence des Quandt », dans lequel ils démontrent que cette famille, déjà riche avant la guerre, a profité du nazisme et de la guerre pour s’enrichir davantage. Ils se demandent aussi comment Günter (le père) et Herbert (le fils) ont pu passer entre les mailles du filet de la dénazification après 1945.

Parce que les QUANDT ont les mains sales.

 
Membre du Parti nazi (NSDAP) dès 1933, Günter utilise l’influence de son ex-épouse Magda auprès de GOEBBELS (son nouveau mari) et ses relations pour se débarrasser de ses concurrents : les entreprises de Juifs sont « aryanisées » et les non Juifs contraints de céder leurs actions à QUANDT. Quand on résiste, on est arrêté (exemple : l’industriel luxembourgeois LAVAL).

Propriétaires de l’usine d’accumulateurs AG Afa, qui tourne à plein régime, ils participent à la machine de guerre allemande : le personnel est fourni par les camps de concentration de Stocken. Malgré les bombardements des Alliés et grâce à ses relations à Berlin, les QUANDT maintinrent intact leur outil de production.

 
Question : pourquoi les documents accablants en possession des Anglais ne sont-ils jamais sortis au procès de Nuremberg ? Parce que les Anglais avaient besoin des usines QUANDT, selon FRIEDLER et SIEBERT.
 

Pour réagir face à ce documentaire accablant, les QUANDT ont décidé d’ouvrir leurs archives : c’est le moins qu’ils puissent faire.  
Ils vont devoir s’exposer pour gérer cette crise qui nuit au développement de leur business, notamment aux USA.
Voilà pourquoi le loup est sorti de sa tanière.

 
Pour nous, une question se pose : tant que BMW appartiendra à cette famille, le boycott de la firme n’est-il pas une riposte adaptée des consommateurs citoyens ?

 

Alexandre Anizy