André VALLINI un parangon de l'imposture socialiste

Publié le par Alexandre Anizy

Né en 1956, André VALLINI est un avocat qui n’a pas beaucoup exercé, puisqu’à 30 ans il est déjà élu maire PS de Tullins, après avoir été l’attaché parlementaire du sulfureux ministre de la coopération Christian NUCCI (l’affaire du Carrefour du développement) puis de Gisèle HALIMI. Membre du Conseil Régional et du Conseil Général de l’Isère depuis 1992, il devient député en 1997.

Bref, un homme d’appareil qui ne connaît pas beaucoup la clientèle qu’il est sensé représenter.

 

En novembre 2002, il est Juge titulaire de la Haute Cour ; Jean-Louis Debré lui demande de présider la Commission parlementaire sur la faillite d’Outreau en décembre 2005. Après avoir auditionné 221 personnes entre janvier et avril 2006, il rend un rapport qui servira de base à la réforme de la justice en octobre 2006, puisque « le gouvernement voulait absolument faire quelque chose après Outreau » comme il le dit lui-même.

On sait que cette réforme ne sert à rien, si ce n’est, par exemple, à interdire à la partie civile d’une affaire pénale à ne plus pouvoir plaider elle-même sa cause devant la Chambre d’Instruction : la « justice » se règle de plus en plus entre gens du même monde et hors de la présence des intéressés. Réforme ou Régression ?

On sait aussi qu’aucun magistrat ayant « travaillé sur l’affaire d’Outreau » n’a été sanctionné à ce jour : reste en examen le cas du juge d’instruction Fabrice BURGAUD qui semble avoir compris dès le départ le sort que l’institution judiciaire lui réservait, puisqu’il s’est présenté devant la Commission parlementaire accompagné de 2 avocats et muni d’une déclaration dont les termes ont été juridiquement pesés, forcément.

 

En tout cas, cette Commission a permis au sieur André VALLINI d’acquérir une notoriété nationale. Rien que pour ça, elle doit être considérée comme positive, du moins selon certains.

 

Comme le retour du Parti Socialiste au pouvoir est quasiment renvoyé aux calendes grecques, le talentueux et dévoué (à la République) André VALLINI aurait fait de discrètes offres de service à l’Elysée, selon l’hebdomadaire l’Express (30 octobre 2008), pour remplacer le Garde des Sceaux Rachida DATI, au nom de « l’ouverture politique » (celle qu’il raillait en 2007) et certainement de « l’intérêt supérieur de la nation ».

 

Force est de constater que le Parti Socialiste est un corps sans souffle, dont les cadres dirigeants lorgnent d’abord les maroquins ou les mandats plutôt que de penser à un authentique intérêt général.

A ce titre, André VALLINI nous semble être un parangon de l’imposture socialiste.

 

Alexandre Anizy


P.S. : André VALLINI a démenti, selon le Canard enchaîné du 5 novembre qui affirme que le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a dit : « VALLINI pourrait remplacer Rachida DATI » ; Alain MARLEIX, Secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, se fait le petit télégraphiste d’André VALLINI, puisqu’il aurait confié (Figaro du 4 novembre 2008) qu’ « André VALLINI, député PS de l’Isère, n’a jamais fait d’offre de service pour entrer au gouvernement (…) ».

Tout cela est assez pitoyable, n’est-ce pas ?