Daniel COHN-BENDIT comme un bulletin SARKOZY

Publié le par Alexandre Anizy

Daniel COHN-BENDIT est un politicien intelligent. Lors d’un voyage de soutien aux Verts italiens, le 20 avril,  il a déclaré :

« La transversalité est nécessaire, si on veut être influents, il faut regarder toute la société. Les Verts ont un train de retard parce qu'ils ont peur d'être happés par Berlusconi. Il faut se risquer, se mélanger. On ne peut pas rester toujours dans le même coin. »

Selon nous, la transversalité d'un Cohn-Bendit a comme un goût de plat mitonné dans une casserole de la IVème république française.

 

François BAYROU ne s'est pas beaucoup trompé :

« (…) il est allé en Italie demander aux Verts italiens de se rapprocher de Berlusconi. Aujourd'hui, en prétendant qu'il ne faudrait parler que d'Europe, il fait la même campagne que l'UMP qui lui vote tous les jours des félicitations. ».

 

Comme toujours, c'est en voulant éviter le gadin qu'on précipite la chute. Dimanche 24 mai, Daniel Cohn-Bendit se défendait en affirmant qu'il trouvait Nicolas Sarkozy très « berlusconien ».

 

Résumons la fumée de l’ex soixante-huitard :

a) les Verts italiens doivent manger dans l'auge berlusconienne ;

b) "le style de Sarkozy, c'est un style très berlusconien".

On peut en déduire que Daniel Cohn-Bendit ne verra aucun inconvénient à ce que les Verts français votent des lois sarkozyennes.

 

Soyons concis : Cohn-Bendit, c’est comme un bulletin Sarkozy.

 

Alexandre ANIZY