"Nigdina" ou "Pays de Nulle part" un autre chef d'oeuvre de Svetlana VELMAR-JANKOVIC

Publié le par Alexandre Anizy

« Nigdina », titre original traduit en français par « le Pays de Nulle part » (éditions Phébus, août 2001, 290 pages, 21 €), est un autre chef d’œuvre de l’écrivain serbe Svetlana Velmar-Jankovic.

 

On y retrouve les enfants de son livre culte, « dans le noir », dont nous avons déjà dit tout le bien que nous en pensons (1).

Ce livre raconte la fin du rêve yougoslave, la réalité des bombes sur Belgrade en 1999, la fulgurance de l’amour, la désillusion sur la condition humaine.

Si vous voulez comprendre de l’intérieur ce que fut la Yougoslavie en général et la Serbie en particulier, commencer par ces 2 chefs d’œuvre de Svetlana Velmar-Jankovic est un bon début.

 

« L’avènement des réalités virtuelles va de pair avec celui des cruautés nouvelles. L’ère de la barbarie sans âme, camouflée sous le masque de la civilisation hautement développée, est en marche, vous pouvez me croire. » (p.46)

 

Non, pas de haine ou de rancune dans ce livre, mais plutôt la lucidité sans le cynisme, l’humanisme sans l’angélisme. Le ton désabusé, qui fut un frein au succès du livre en son pays, reflète justement le désenchantement d’une partie des Serbes.

 

« Que tous les purismes reposent sur le mensonge. » (p.260) 

 

 

Alexandre Anizy

 

(1) : lire notre note culturelle du 17 juin 2008, « Svetlana Velmar Jankovic a écrit un chef d’œuvre »

Publié dans Notes culturelles