Une petite cote pour "opale" de Stéphane LEFEBVRE

Publié le par Alexandre Anizy

De passage au Touquet (1) durant l’été, il nous était difficile de ne pas tomber sur le premier roman policier de Stéphane Lefebvre, titré « Opale » (éditions les Nouveaux Auteurs, mars 2009, 629 pages, 19,90 €).  

L’auteur est un enseignant, un ch’ti qui a eu d’une part l’intelligence de situer son intrigue dans un environnement familier : les quelques pages sur la Côte, dont la baie de la Canche, sont réussies. D’autre part, le livre est bien structuré, ce qui suscite un intérêt continu chez le lecteur, qui en a donc pour son argent (pour reprendre le critère économique d’un journaliste local).

 

Qu’est-ce qui cloche à Opale ?

Le style, évidemment, bien que certains écrivassiers pipoles de cette rentrée littéraire devraient envier celui de Stéphane Lefebvre, si tant est que ces gens-là lisent, ce dont on peut douter, car il a coulé facilement, trop facilement.

Donnons un exemple (on aurait pu faire plus simple …) : « Je me tapis dans l’ombre d’un pilier … » (p.397), au lieu d’un « je me tapis derrière un pilier … », car depuis quand le soleil fait-il de l’ombre dans une église ?

        L’abus d’expressions formatées finit par agacer le lecteur.

 

S’il resserre son texte, s’il peaufine son langage, Stéphane Lefebvre devrait réussir un excellent deuxième roman. Il en a le talent.

En l’attendant, vous pouvez déjà apprécier les éclats d’opale.

 

 

Alexandre Anizy

 

(1) : selon la lettre communale, Le Touquet est « LA station des 4 saisons » de la Côte d’Opale.

 

Publié dans Notes culturelles

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