Partager l'article ! Fin de la récession, début de la crise ?: Le 15 septembre 2009, soit un an après la faillite de la banque Lehman Brothers, le président Obama ...
Alexandre ANIZY
Le blog
Le 15 septembre 2009, soit un an après la faillite de la banque Lehman Brothers, le président Obama a prononcé un discours moralisateur dont il a le secret, assurant que les choses ne recommenceront pas comme avant. Est-ce si sûr ?
A Wall Street, comme nous l’avions écrit dès le 16 mai (« les banques américaines sont déjà prêtes à se gaver »), le redémarrage de l’économie de casinos se prépare, puisque « la récession est finie » comme vient de l’expliquer subtilement le président de la Fed Bern Bernanke : vous pouvez d’autant mieux le croire quand vous apprendrez que, selon un analyste de JP Morgan Chase, les 8 premières banques américaines et européennes verseront probablement en 2010 77 milliards de dollars aux 141.000 employés de leurs divisions « capital investissement », soit 543.000 dollars par personne (mais tout le monde ne touchera pas le jackpot, évidemment).
Au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les Etats-Unis sont encore les premiers à vilipender les mesures conservatrices, forcément protectionnistes, des autres pays … Mais c’est bien le département américain du commerce qui a relevé jusqu’à 31 % les taxes sur les tubes en acier de Chine, de même que les tarifs douaniers pour les pneumatiques chinois. Avec Obama, « America is back », comme disait Ronald Reagan.
Rappelons ici que durant la Grande Dépression des années 30, tous les pays avaient mis en place des barrières douanières, à commencer par les Etats-Unis (loi Smoot - Hawley).
Il faut aussi rappeler ici la crise des changes des années 30 (lire notre note du 20 décembre 2008 « vers la crise des changes comme en 1931 »). Qu’en est-il aujourd’hui ? Le 15 septembre 2008, l’euro valait 1,2329 USD ; le 15 septembre 2009, il valait 1,4663 USD, soit une baisse du dollar de 16 % environ.
On peut dire presque ce que l’on veut pour rassurer les marchés, pour inspirer ou restaurer la fameuse confiance, mais il n’empêche que les faits sont têtus.
Si « la récession est finie » comme ils disent, la crise ne fait peut-être que commencer.
Alexandre Anizy
Ardennais d’origine, nous vivons à Paris.
Notre ambition littéraire est le décryptement de la réalité sociale.
POUR COMMANDER NOTRE LIVRE
"Instruction ordinaire"
Livre à 19 €
Livrel à 4,99 €
sur le site WEB des
éditions NOIRVAL
CLIQUEZ ICI link
Commentaires