L'Etat va encore être taxé par la famille Peugeot, Renault et consorts

Publié le par Alexandre Anizy

 

Depuis 2007, le groupe PSA a reçu 7 Milliards d'euros de l’État sous diverses formes de subvention.

En 2011, alors que la famille Peugeot (se) versait 250 millions d'euros de dividendes aux actionnaires, la planification de la fermeture d'Aulnay après les élections présidentielles et législatives de 2012 était déjà établie dans un document confidentiel daté août 2010.

En 2003, 61,6 % de la production automobile de PSA était réalisée en France, contre 38,4 % à l'étranger. Au 1er trimestre 2012, 40,8 % de la production fut réalisée en France, contre 59,2 % à l'étranger.

Depuis le début de l'année 2012, le groupe PSA a créé 900 emplois en Slovaquie, quand il veut en supprimer dans les plus brefs délais 8.000 en France.

 

Que disent ces chiffres ?

Depuis plus de 10 ans, le groupe PSA (de même que le groupe Renault) ne cesse de délocaliser sa production, ce qui signifie en dernière analyse que la famille Peugeot (et alii) place son argent à l'étranger. Elle pousse d'ailleurs cette logique financière jusqu'à s'exiler fiscalement en Suisse pour une partie du clan : alors c'est au bon citoyen français Thierry Peugeot, qui paie scrupuleusement tout en France

(puisque tout se négocie chez ces gens-là, on doit s'interroger : pour cet individu, y-a-t-il une contrepartie à ce "sacrifice financier" ? – car pour ces gens-là, la citoyenneté française est un coût, si on se réfère au propos de leur factotum PhilippeVarin, « PSA paie en partie le prix de sa citoyenneté » citédans l'Humanité du 23 juillet 2012),

de défendre l'honorabilité et la citoyenneté (avec ce qu'elle implique comme devoir et obligation) des Peugeot.

Depuis plus de 10 ans, par le biais de subventions, crédits d'impôt, etc., l’État facilite et paie la casse économique et sociale dans le secteur automobile, quand la famille Peugeot et les actionnaires de Renault investissent (i.e. placent leur argent) à l'étranger.

 

Maintenant, que va faire l’État sous l'autorité du culbuto molletiste Hollande ?

Poursuivre l'euthanasie du secteur automobile.

C'est à dire donner encore et encore des Milliards à la famille Peugeot et au groupe Renault (par le biais de subventions, etc.) pour doper leurs ventes en France, fermer à moindre frais leurs usines et leurs bureaux d'étude, tandis que la famille Peugeot et les actionnaires de Renault continueront leur politique d'investissement à l'étranger.

 

La famille Peugeot et les actionnaires de Renault nous font penser à la famille Wendel et consorts, quand ces gens-là se sont désengagés de la sidérurgie à moindre frais grâce aux plans de sabordage de l’État français.

En mai, il fallait que tout change pour que rien ne change.

 

Alexandre Anizy

 

Publié dans Notes politiques

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