Le parti socialiste (PS) comme à Vichy en juillet 1940

Publié le par Alexandre Anizy

Le Parti Socialiste (PS) a voté le plan de soutien à la Grèce à l'Assemblée Nationale dans la nuit du 3 au 4 mai. En se pinçant le nez, ils ont fini par signer l'inacceptable : la soumission aux forces dominantes est leur valeur primaire. (François Hollande le culbuto mollétiste aurait beaucoup oeuvré pour cette ignominie)

Comme le ministre du Budget François Baroin tenait à « rendre hommage au groupe socialiste », Henri Emmanuelli (un ancien banquier), à qui nous décernons sans hésitation le pompon de l'hypocrisie, déclarait alors : « Nous n'avons pas à nous féliciter les uns les autres, car j'ai le sentiment que nous n'avons pas beaucoup le choix. (…) [mais] quand on va au secours de quelqu'un, on n'en profite pas pour faire des affaires. »


Parce que ces gens-là (les élus socialistes) n'ont plus aucune boussole - ni idéologie ni valeurs (le paradoxe veut que ceux qui se gargarisent des mots "valeurs", "principes", "éthique", "morale", etc …, comme Martine Aubry avec son concept importé de "société du care", en sont généralement dénués) -, ils nous font penser aux élus apeurés qui votèrent les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940 :

« Mais c'est de la gauche socialiste qu'arrive, le 6, le ralliement le plus spectaculaire [au coup de force politique de Laval, ndAA] (…). Quoi qu'il en soit, le ralliement de Spinasse, collaborateur direct, ami de Léon Blum, est spectaculaire, efficace aussi (…) Il ne faut pas oublier, en effet, que deux ministres socialistes, Albert Rivière, député de la Creuse, et André Février, ancien président du groupe parlementaire socialiste en 1936, font, depuis le 16 juin, partie du gouvernement Pétain et qu'ils y sont entrés avec l'accord de Léon Blum. » (page 68-69, Henri Amouroux, la grande histoire des Français sous l'occupation, tome 2, « quarante millions de pétainistes », Robert Laffont, 4ème trimestre 1977, 573 pages, 125 FRF)


D'aucuns mettront notre propos sur le compte de l'exagération ou d'un anti-socialisme primaire …

A ceux-là, nous rappelons la déclaration de Nicolas Dupont-Aignan, faite le 5 mai : « Il faut sortir de l'euro dans le calme et dans l'ordre. » parce que « l'euro nous tue à petit feu »; la volonté actuelle de conserver l'euro renvoie à la politique monétaire « de Laval de l'entre-deux guerres » [priorité à la défense de la monnaie pour rétablir la compétitivité de la France]

Les élites moisies en sont là.


Alexandre Anizy