Polar cramé d'Eric Todenne

Publié le par Alexandre Anizy

 

            A cette aune-là, même Karine Tuil (lire ici ) a du talent !   

 

 

            Samedi soir, après tant de jours sous confinement, une envie de changement d'atmosphère nous ramena en Lorraine (1) par le biais d'Eric Todenne et Terres brûlées (Viviane Hamy, 2020, en livrel), dont on venait de lire du bien (2). Telle était du moins l'intention. Mais face à une sorte d'énumération permanente, la tablette faillit tomber des mains. Situer le personnage à Nancy n'impliquait pas d'écrire avec des sabots.

 

La 4 L camionnette jaune s'était immobilisée devant la porte du pavillon de l'avenue des Chartreux. Une portière s'ouvrit, le gravier crissa sous les pieds du facteur, le clapet de la boîte aux lettres grinça puis se rabattit dans un bruit métallique. (p.73/260)

 

            C'est là que nous désertons la ligne Todenne.

 

Parce que :

― entre 4 L et camionnette, il fallait choisir ;

― le gravier crisse toujours dans les mauvais livres ;

― grincer, bruit métallique... et badaboum.  

Amusons-nous un peu en rewritant (anglicisme choisi spécialement pour Todenne) :  

" Avenue des Chartreux, la 4 L jaune s'immobilisa devant le pavillon. Le facteur pénétra dans le jardin pour déposer le courrier dans la boîte grinçante."

 

 

            Il paraît qu'ils sont deux pour mijoter les plats (2).  L'union ne donne pas le talent, voilà la morale du jour.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Profitons de ce billet pour dire que MC Solaar a écrit une chanson magnifique : Les mirabelles.  A écouter sans modération !!

(2) Marianne Payot dans L'express du 23 avril 2020.

 

Publié dans Notes culturelles

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