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notes politiques

Que le PS meure (IV) dit Bernard-Henri LéVY un perfide ennemi de classe

Publié le par Alexandre Anizy

Quelle mouche a piqué (un sage utilitariste dirait simplement : quel intérêt incite etc.) le milliardaire philosophe Bernard-Henri Lévy pour qu’il prône la disparition du Parti Socialiste dans le JDD, car depuis des lustres, le chevalier blanc de l’humanitarisme atlantiste veillait à se tenir au-dessus du marigot radical-socialiste ?

 

Si on retient l’analyse du milliardaire philosophe, son appel à « l’éléphanticide » ne porte pas à conséquence, puisque « le PS va mourir ? Non. Il est mort. Personne, ou presque, n’ose le dire. ». En mettant sa plume dans l’explosif germanopratin, l’intrépide B-HL pratique en fait une maïeutique sommaire, fidèle à sa conception guerrière de la discussion médiatique.

Il semble convaincu d’être ainsi le père de l’acte initiateur … et il le fera savoir dans ses journaux, ou ceux de ses nombreux amis. Pire : il pense qu’il agit pour le bien de la gauche, car comme le disait Maurice Clavel, une « figure de la gauche morale » qu’il cite : « pour vaincre la droite, il faut d’abord briser la gauche ».

Sans référence donnée, nous supposons que cela concerne la période où le Résistant Clavel fricotait avec les guignols de la « Gauche Prolétaroïde » de la rue d’Ulm.

 

Objectivement, le milliardaire philosophe Bernard-Henri Lévy apporte sa contribution au discrédit de ce parti de notables provinciaux, servant ainsi les intérêts de sa classe sociale représentée brillamment par Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa. Il le fait d’autant mieux qu’il avance les noms de « la gauche de demain, la gauche moderne et réinventée » : la madone Déate Marie-Ségolène ROYAL, le désinvolte mondialiste Dominique Strauss-Kahn (si prévenant avec ses collaboratrices), le franc mac Manuel VALLS … Que du beau monde !

 

Le milliardaire philosophe se veut le chantre de la gauche morale, celle qui bouffe du caviar en faisant la leçon d’humanisme aux gens de peu, celle qui a pollué la gauche par une idéologie réactionnaire, littéralement réactionnaire, en paraphrasant B-HL, le perfide ennemi de classe.

 

Alexandre Anizy

 

 : Journal du Dimanche, appartenant in fine à Arnaud Lagardère, le « frère » du président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa, 19 juillet 2009.

 : expression uniquement due à sa « fameuse » chemise.

 : B-HL aurait-il lu notre blog, notamment les notes titrées « Que le PS meure », lui l’homme de médias qui vient de décider d’investir Internet ? (message personnel à Joseph Macé-Scaron : ceci est aussi de l’humour)

 : on eût apprécié plus de précisions (une date, un support, par exemple)

 : i.e. les maos français, Benny Lévy et sa clique stalinienne.

ROCARD l'idiot utile au service de SARKOZY

Publié le par Alexandre Anizy

« L’étrange atmosphère de sortie de crise, entretenue conjointement par les gouvernements, les banquiers et la presse, contribue grandement à minimiser l’importance des problèmes », écrit pertinemment Michel Rocard l’idiot utile dans le Monde du 7 juillet 2009.

Au terme d’une analyse correcte, il arrive à cette 1ère conclusion : « Une reprise économique n’est donc guère probable à court-moyen terme. Les facteurs en sont absents. »

 

Quel est son diagnostic politique ?

« Les classes moyennes supérieures des pays développés sont en train de renoncer à l’espoir d’arriver à l’aisance par le travail au profit de l’espoir de réaliser des gains en capital rapides et massifs, bref de faire fortune. »

C’est pourquoi les électeurs ont voté pour les conservateurs, c'est-à-dire pour ceux qui ont favorisé la crise : « Le résultat ne laisse guère espérer un traitement politique sérieux de l’anémie économique actuelle. Combien faudra-t-il de crises pour convaincre les peuples ? En tout cas, le mécanisme de leur répétition paraît enclenché. »

 

Que fait-il ?

Malgré son diagnostic lucide, Rocard l’idiot utile, prétendant seulement agir pour l’intérêt du pays, s’en va se jeter dans le décorum de la République en acceptant de codiriger avec Alain Juppé une commission, à la demande du leader des conservateurs, le président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa. 

Pour nous, c’est le signe supplémentaire d’un sens politique insignifiant ; pour lui, sans doute l’impression de compter encore …

 

On peut être très instruit, énarque, et politiquement ignare : Michel Rocard fournit aujourd’hui une nouvelle démonstration, avec toute la suffisance que nous lui connaissons.  

 

Alexandre Anizy

Antidémocrate et zeste néerlandophobe, qui es-tu Daniel COHN-BENDIT ?

Publié le par Alexandre Anizy

(Cette note est la troisième consacrée au livre de Daniel Cohn-Bendit, dont le titre est « Que faire ? » - Hachette littérature, mars 2009,176 pages, 14 € -, après celles du 5 juin et du 25 juin 2009).

 

Nous ne pouvions pas y échapper : Daniel Cohn-Bendit sans le multiculturalisme, ce serait comme Michael Jackson sans "thriller, (just beat it)". Et une nouvelle fois, le bon vieux Dany fait la leçon.

Alors certains vont trinquer : « on s'est trompé en analysant les Pays-Bas comme une société ouverte. C'est en réalité une société indifférente. (...) un pilier protestant, un pilier catholique, qui s'ignorent l'un l'autre. » (Page 113) « les Pays-Bas ne représentent pas l'échec du multiculturalisme, mais l'échec du refoulement du multiculturalisme. C'est une société d'indifférence. » (Page 114)

Parce que c'est bien connu, tous les Allemands s'intéressent, même à Francfort, au sort des travailleurs turcs, Dany fait partie de « ceux qui pensent que s'invente aujourd'hui un islam européen ». Nous donne-t-il quelques exemples de cette gestation ? Que nenni.

Il y a dans ces propos comme un zeste néerlandophobe. On savait depuis notre note du 11 juin 2008 « Irlande : Daniel Cohn-Bendit n’aime pas la démocratie » qu’il se rangeait du côté républicain (lire la note du 29 mai 2007 sur « la haine de la démocratie » de Jacques RANCIERE: avec le temps, ça ne s’arrange pas.

 

Concernant la Turquie, il chante la ritournelle des eurocrates : « Néanmoins la question de l'entrée de la Turquie ne se posera concrètement que dans une dizaine d'années à une Union Européenne qui aura elle-même changé. De nombreuses raisons économiques et géopolitiques plaident pour cette adhésion, en particulier le rôle crucial (...) de nos approvisionnements énergétiques. » (Page 120) Dany fait même le pari que le président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa changera de position quant à l'adhésion de ce pays à l'union (page 121).

Tout cela n'est qu'une question de réalisme, n'est-ce pas ? Parce que « l'immigration est un phénomène durable. » (Page 133)

Rappel : pour comprendre ce sujet, nous vous renvoyons à nos 4 notes politiques sur « le OUI à la Turquie de Michel Rocard l’idiot utile ».

 

Le cinquième chapitre est consacré au devenir de l'Europe : « Le sens de l'Europe, c'est d'abord être à la pointe du combat pour la démocratie et les droits de l'homme. » (Page 138) Le bon vieux Dany a même un projet : « mon projet pour l'Europe, c'est que l'Europe retrouve le sens du projet et s'en donne les moyens. » (Page 138)

C'est mince. Il faudra pourtant s'en contenter.

Car pour le reste, c'est toujours la même chanson : l'euro nous aurait sauvé de la crise (les 500.000 nouveaux chômeurs français en moins d’un an auront du mal à valider cette analyse …) ; les lobbys à Bruxelles œuvreraient pour le bien-être des populations ; vivement l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne ; dans les 10 ans, il promet une Constitution grâce à un référendum paneuropéen à double majorité ; le service public est en crise et sa conception doit changer (les réponses peuvent varier  selon les pays); l'Europe affrontera la mondialisation sans protectionnisme ... La simplicité de son cadre politique est la marque de Daniel Cohn-Bendit:

« Définir l'Europe de demain, ce n'est pas sanctuariser une identité européenne dans une géographie incertaine, une religion en déclin ou quelqu'autre définition ethnique ou culturelle. » (Page 164)

Pour un peu, il nous aurait décrit le paradis écologique que l'Europe va construire : le père Dany lave plus vert !

 

Mais dites-moi, au fond, qu'est-ce qui différencie Daniel Cohn-Bendit du néolibéral Jose Manuel Barroso qu'il vilipende si médiatiquement ?

Sur l’essentiel, force est de constater qu’ils agissent dans le même sens.

 

 

En conclusion, nous disons que ce livre n’est qu’un vulgaire matériel de campagne électorale. La prose erratique de l’auteur est en adéquation avec son grand bazar conceptuel.

Alors que faire de Daniel Cohn-Bendit ? Rien. La médiocrité est incurable.

 

Alexandre Anizy

"Que faire" de Daniel COHN-BENDIT

Publié le par Alexandre Anizy

(Cette note est la deuxième consacrée au livre de Daniel Cohn-Bendit, dont le titre est « Que faire ? » - Hachette littérature, mars 2009,176 pages, 14 € -, la première étant celle du vendredi 5 juin 2009, que nous avons intitulée « Européennes : offrez un ticket retraite à Daniel Cohn-Bendit », pour faire d’une pierre deux coups.).

 

Dans le deuxième chapitre (pages 47 à 77), le bon vieux Dany prévient que « nous nous trouvons aujourd'hui au carrefour de plusieurs crises, financière, économique, écologique, et même sociale et politique (...) » (Page 47). Mais sa modestie innée lui impose aussitôt de préciser qu'il n'a pas « de lumières particulières sur l'actuelle crise financière, qui est loin d'avoir fait sentir tous ses effets, mais, comme chacun, je suis frappé par sa rapidité et son ampleur. »

Alors, 30 pages pour ne rien dire ? Nous regrettons de le dire, mais c'est à peu près ça.

Soulignons néanmoins le talent de Daniel Cohn-Bendit pour picorer dans le catalogue des idées en vogue et pour lâcher quelques noms (outre-Atlantique, « Dany the name droper » ferait vraiment recette), comme Alain Lipietz, Yves Cochet, Jean Gadrey, José Bové, Amartya Sen, André Gorz.

 

 

Dans le troisième chapitre intitulé « la société pollen », Dany expose son projet écologique : « Convertir notre appareil industriel, changer notre manière de vivre et de consommer. C'est là que je suis à la fois réformiste et radical : contrairement à ceux qui parlent de décroissance absolue, je préfère parler de décroissance sélective. » (Page 79)

Il ajoute plus loin : « Eco-conception des modes de production, des conditions de travail et des formes de consommation, récupération et recyclage : tels sont les nouveaux impératifs. (...) il faut tout repenser : les moteurs, la mécanique, la maison, les économies d'énergie, mais aussi la réglementation sanitaire, les transports, l'aménagement du territoire et j'en oublie certainement. » (Page 81)

Dany reprend alors la métaphore de l'abeille de l'économiste Yann Moulier Boutang : « Or la valeur de l'abeille n'est pas dans sa capacité à produire du miel : elle pollinise, surtout. C'est-à-dire qu'elle constitue l'un des indispensables chaînons de la reproduction du vivant végétal. » (Page 89) ; « l'abeille représente une remarquable métaphore de ce que nous vivons aujourd'hui, car c'est la circulation des abeilles qui en fait la valeur. ». (Page 92) C'est pourquoi il est urgent « de favoriser la pollinisation sociale et l'intelligence collective ». (Page 96)

Il convient donc de passer du plan de relance au plan de transformation, qui pourrait être financé par l'instauration d'un prélèvement écologique obligatoire de 10 % sur toutes les taxes existantes. N'oubliant pas le volet social, Dany nous parle du revenu d'existence qui « correspond à la reconnaissance de ce principe fondamental d'organisation de la société en tant que collectivité. Et il rétribue la contribution de chacun à la pollinisation. Idéalement, il devrait donc être attribué de façon inconditionnelle et même être cumulatif avec l'exercice d'un travail rémunéré. » (Page 99)

Un impôt intelligent, nous dit Dany, taxe la circulation et non pas la consommation : « L'idéal serait donc de taxer l'ensemble des transactions, même les plus insignifiantes comme celles qui passent par les retraits aux distributeurs de billets. (...) Une sorte de Taxe Tobin Intérieure. » (Page 102)

 

L'ère de l'économie cognitive et relationnelle s'ouvrant, les questions de solidarité sociale sont désormais centrales. On croirait lire du Toni Negri ... Mais Dany l'éponge libertaire n'est pas à un paradoxe près !

(A suivre)

 

Alexandre Anizy

Que le Parti Socialiste meure (III) !

Publié le par Alexandre Anizy

(Suite des notes du 11 et 13 juin 2009 « Que le Parti Socialiste meure ! (I) et (II) »)

 

Faudrait-il regretter les « jeunes » cadres ? Non.

Aurélie FILIPPETTI avait imaginé un atterrissage en douceur au Parlement de Strasbourg, puisqu’elle savait sa circonscription vouée à la disparition : n’ayant pu se placer qu’en 3ème position sur la liste de l’Est (le 2ème étant Liêm Hoang Ngoc, un économiste keynésien – qui ne se dit pas keynésien aujourd’hui ? -, très proche d’Henri EMMANUELLI, membre du Conseil National du PS depuis 2003 – une fidélité dont FILIPPETTI la carriériste normale ne pouvait pas se prévaloir -), elle subit le rude coup de la défaite du PS avec sérénité, puisqu’elle est toujours député.

Benoît HAMON n’a pas eu la présence d’esprit de se garder un mandat de repli : pour un apparatchik et pour le jouvenceau du « club des ambitieux », on frise la faute professionnelle ! Pour ce personnage, nous n’aurons pas de regret non plus, tant il est déjà une caricature du politicien : alors qu’il avait affirmé qu’il quitterait son poste de porte-parole du PS s’il n’était pas réélu député européen, il est évidemment revenu sur son engagement dès mardi … Benoît ne nous étonne pas …

A sa place, nous nous interrogerions sur le fait troublant que Martine AUBRY et ses sbires n’aient pas réussi à imposer quelque part en position assurée (la 1 ou 2) le leader d’une motion ayant obtenue 18,5 % des voix au congrès de Reims, car pour un autre au moins cela fut possible. Benoît HAMON : un apparatchik habile, peut-être, un médiocre négociateur, c’est sûr !

Elu, Vincent PEILLON le bourgeois prétendant sort son épingle du jeu, même s’il démontre une nouvelle fois sa capacité de nuisance, puisqu’avec lui le score du Parti dégringole dans le Midi, comme en Picardie.

Nous en bouderions presque notre plaisir.

 

Manuel VALLS fut égal à lui-même dans l’analyse, que nous résumons par un « cap à droite » ! Ce doit être parce qu’il est plus facile d’être élu à Evry avec une étiquette socialiste sur un projet politique régressif, que le franc mac VALLS ne quitte pas le navire Solferino : le courage politique dans toute sa splendeur …    

Arnaud MONTEBOURG, qui a épousé le Château, sera toujours mal placé, avec ou sans gambit, pour représenter les gens de peu.

 

Franchement, dans l’attelage indiscipliné de ce groupement électoral en déconfiture, qui voulez-vous retenir sérieusement ?

 

Alexandre ANIZY

Que le Parti Socialiste meure ! (II)

Publié le par Alexandre Anizy

(Suite de la note du 11 juin 2009 « Que le Parti Socialiste meure ! (I) »)

 

Faudrait-il regretter le Parti Socialiste ? Non.

 

Emmanuel TODD (démographe, sociologue ; le concepteur de « la fracture sociale » chère au candidat CHIRAC de 1995) le présentait ainsi le 24 novembre 2006 dans Libération :

« Le Parti Socialiste est une organisation à l’intérieur de laquelle, jusqu’à l’arrivée des nouveaux adhérents par Internet, 40 % des adhérents étaient des élus, et une proportion considérable des employés municipaux, départementaux ou régionaux. »

 

Comme le disait déjà Rémi LEFEBVRE (professeur de science politique), auteur avec Frédéric SAWICKI du livre « la Société des socialistes » (éditions du Croquant), avant le congrès de Reims, la rénovation annoncée ne sera qu’une somme de petits replâtrages. C’est ainsi qu’aujourd’hui le premier acte de Martine AUBRY est de créer un comité des sages (et pourquoi pas une commission ?) … Avant Reims, comme aujourd’hui, tous les scénarios plausibles avaient un risque commun : aucune clarification idéologique.

« C’est le signe d’un parti qui n’est plus structuré par des loyautés idéologiques durables. Les courants sont devenus des coteries instables. »

Un exemple ? « (…) le courant strauss-kahnien était l’un des plus structurés avec une vraie identité idéologique construite autour de la modernisation et du refus du surmoi marxiste. Il n’a pas résisté au départ de son leader … »

 

L’invocation permanente à une modernisation (en quoi consiste-t-elle réellement ? Quels en sont les « marqueurs » ?), et le rejet de Marx, ne constituent pas une doctrine.

 

Rémi LEFEBVRE posait les bonnes questions, comme :

« (…) quelles sont, sur la durée, les positions sur l’Europe de Julien DRAY, Arnaud MONTEBOURG ou Vincent PEILLON ? Qu’est-ce qui distingue, sur le fond, Ségolène ROYAL, François HOLLANDE ou Bertrand DELANOë ? »

« Les clivages sont artificiels et ne masquent que des luttes d’intérêts. La déshérence idéologique est totale.»

Les fameux adhérents à 20 euros ont déserté le PS après la défaite électorale, conséquence normale et immédiate de l’échec.

« Le PS se retrouve à son étiage historique autour de 130.000 adhérents, plus que jamais rétracté sur son réseau d’élus [« le poids des grands féodaux du PS demeure donc très important. »]. Et ceux-ci n’ont pas intérêt à ce qu’arrive le nouvel adhérent (…). Le PS est un monde fermé, qui ne cherche pas à recruter. Sa logique est celle d’un repli sur soi. »

C’est « un PS de bobocrates dont les dirigeants, tellement arrogants, sont coupés du peuple », comme dit Jean-Luc MéLENCHON (16 novembre 2008, Aujourd’hui)

 

Après Reims, la suite a plutôt donné raison à Remi LEFEBVRE, n’est-ce pas ?

 

Que peut-on attendre d’apparatchiks centrés sur leurs besoins ? Rien.

 

Alexandre Anizy

Que le Parti Socialiste meure ! (I)

Publié le par Alexandre Anizy

Le Parti Socialiste vient de subir une défaite électorale importante. Une de plus. Ce serait grave si le PS était réellement le parti d’opposition à cette droite politiquement habile, qui appliquera jusqu’au bout son plan de régression. Mais ce n’est pas le cas.

 

En effet, en matière économique (au sens large), le PS n’offre aucune alternative : le fait que le Président ubiquiste de droite SARKOZY DE NAGY BOCSA ait œuvré pour la nomination du « socialiste » STRAUSS-KAHN (le meilleur économiste du PS, paraît-il) à la tête du Fonds Monétaire International (FMI), une organisation tenue par l’Empire, dont les pays pauvres se souviennent encore des plans catastrophiques dits de restructuration, n’est-elle pas la meilleure démonstration de l’unification idéologique des grands partis et leaders politiques français ?

Dominique STRAUSS-KAHN tient le même discours à Washington et à Paris : étant sain de corps et d’esprit, pourquoi ses propos seraient-ils « de gauche » en France et « apolitiques » ailleurs ? L’exemple allemand (le gouvernement CDU-SPD de Mutti MERKEL) n’est-il pas une autre preuve de l’unification idéologique de l’oligarchie ?

 

En matière européenne, la bible des politiciens (tout ce qui se fait encore aujourd’hui en matière de dérégulation, de privatisations, etc., n’est que la suite logique du programme exposé dans cet ouvrage) n’est autre que le fameux livre de 1986 du social-traître Jacques DELORS, qui était assisté du « socialiste » Pascal LAMY (un autre individu sain de corps et d’esprit, placé et maintenu à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) – une autre institution tenue par l’Empire - : « socialiste » en France et « apolitique » ailleurs, pareillement ?). Le PS a-t-il renié ce livre et son auteur malfaisant ? Que nenni ! C’est même sa fille (Martine AUBRY) qui tient le parti …  

Fondamentalement, PS et UMP ont le même projet européen (Turquie comprise).

(A suivre)

 

Alexandre ANIZY

Européennes : offrez un ticket retraite à Daniel COHN-BENDIT !

Publié le par Alexandre Anizy

Si sa production éditoriale révèle une absence de talent littéraire, il faut reconnaître à Daniel COHN-BENDIT ses qualités de « bretteur électoral ». Le dernier opus vient le confirmer : « Que faire ? » (Hachette Littératures, mars 2009, 177 pages, 14 €) semble le fruit d’une dictée retranscrite et rapidement corrigée. Peu importe, puisqu’il n’était qu’un élément matériel de la campagne électorale du député.

 

Naturellement, cela commence par une coquetterie de politicien :

« Etre un professionnel de la politique n’a pas de sens en soi. Entrevoir la fonction d’élu comme une carrière, c’est très rapidement se dissocier de ceux qui nous ont élus (…) » (p.9)

Puis, « Dany » nous parle de son sujet de prédilection : lui.

« (…) je suis fondamentalement un démocrate. J’ai l’antitotalitarisme chevillé au corps (…) J’ai exprimé cela, naguère, en disant que j’étais libéral-libertaire (…) ». (p.10)

 Il aime tellement la démocratie et la liberté, « Dany », qu’il a approuvé les saloperies impérialistes du néoconservateur George W. BUSH.

Aujourd’hui, il se définit comme un « radical-réformiste » : bien que siégeant à Strasbourg, il a pu au cours de ses nombreuses années de mandat savourer les délices du cassoulet radical.

 

Nous vous faisons grâce du premier chapitre (46 pages, soit un tiers de l'ouvrage environ) où l’ancien combattant de rue nous rappelle ses faits d’armes (politiques, évidemment) :

« J’ai bien conscience qu’il ne s’agit là que d’un cheminement personnel qui n’a pas nécessairement pour vocation, à lui seul, d’éclairer toute la diversité et la richesse de la culture politique écologiste. » (p.26)

On admire l’artiste dans son numéro de modestie.

Faute avouée est à demi pardonnée, n’est-ce pas ?

 

A 30 ans, Daniel COHN-BENDIT était un petit con de la 1ère averse qui provoquait les bourgeois en signant un bazar de propos plus ou moins intelligents ou sulfureux. A plus de 60 ans, Daniel COHN-BENDIT est un vieux con des neiges d’antan qui, en exhibant son nombril, continue à draguer les bourgeois pour les placer dans l’escarcelle du Prince.

 

Electeurs de toutes les provinces, unissez-vous (en votant) pour mettre à la retraite Daniel COHN-BENDIT !

 

Alexandre ANIZY

 

 : le fils de Daniel COHN-BENDIT n’a pas tort lorsqu’il dit à son père qu’il ressemble à Nicolas SARKOZY DE NAGY BOCSA.

Union Européenne : Alain LIPIETZ est une pleureuse fédéraliste

Publié le par Alexandre Anizy

Suite à un article paru dans Libération dans lequel 36 économistes apportaient leur soutien au Front de Gauche, Alain LIPIETZ l'économiste brillant, forcément brillant, dont on dit que la contribution au projet de la liste de Daniel Cohn-Bendit est importante, a daigné prendre la plume pour leur répondre.

 

D’abord, nos remarquons que, comme un professeur du haut de sa chaire, Alain LIPIETZ s'autorise à qualifier de « bons économistes » les 36 sympathisants du Front de Gauche : la suffisance du personnage suinte à chaque paragraphe.

 

Ensuite, alors que les 36 économistes en appellent à une « véritable planification » pour l'impératif écologique, Alain LIPIETZ feint de croire qu'ils n'ont pas remarqué les dernières œuvres de l'Union Européenne en la matière : c'est une tactique habituelle dans les pseudo-débats de l'État républicain.

 

Enfin, concernant le traité de Lisbonne, Alain LIPIETZ fait partie de ces gens qui mettent la charrue avant les bœufs, à savoir : il faut d'abord voter ce traité (parce que c'est « un pas important pour l'organisation de l'Union Européenne », comme ils disent), et ensuite y apporter un 1er amendement constitutionnel grâce à une initiative parlementaire, comme le Parlement sortant l'a promis. Questions :

  • les nouveaux députés européens se sentiront-ils tenus par la promesse des sortants ?
  • En période électorale, les promesses ne se ramassent-elles pas à la pelle ?

Selon nous, Alain LIPIETZ démontre ici qu'on peut être un économiste brillant, forcément brillant, et un vieux député européen, sans avoir appris pour autant.

Il est vrai aussi que Mr LIPIETZ croit qu'un citoyen, même de son acabit, peut obtenir réparations par voie judiciaire pour des faits peu glorieux de la SNCF durant la Seconde Guerre Mondiale : la soif de justice aveugle même les meilleurs d'entre nous, n'est-ce pas?

 

Au bout du texte, que retenons-nous de cet article médiocre ? Seule une Europe plus fédérale peut financer la conversion écologiste : le lecteur peinera à en trouver la démonstration. Alain LIPIETZ est une pleureuse fédéraliste.

 

Alexandre ANIZY

Union Européenne : un soi-disant axe franco-allemand

Publié le par Alexandre Anizy

Nous vivons une époque formidable, comme disait le regretté REISER. Autrefois, les dirigeants politiques communiquaient lorsqu’ils avaient une idée à faire passer ; aujourd’hui, ils occupent l’espace médiatique pour masquer le conformisme, voire le vide, de leurs projets.

Prenons par exemple la tribune de la chancelière MERKEL et du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, publiée en France par le Journal du Dimanche du 31 mai 2009. A les lire, on pourrait croire naïvement que l’entente franco-allemande est de retour, ce que les faits contredisent.

 

La question turque.

« Angela MERKEL et moi sommes sur la même ligne. La Turquie ne peut entrer dans l’Union (…) » déclare le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA.

Le mot Turquie est absent du texte signé.

Un espace économique et de sécurité avec la Russie et la Turquie.

C’est une proposition française du 5 mai, qui reste sans suite.

Une agence européenne d’achat du gaz.

C’est encore une proposition française, qui n’est pas reprise dans le texte célébrant la communauté de vue des 2 pays. En la matière, l’Allemagne joue en solo depuis belles lurettes.

Un gouvernement économique de la zone euro.

Voilà un autre cheval de bataille (sans doute exclusivement électoral !) du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA. Qu’en pense Mutti MERKEL ?

« Je m’oppose aux exigences souvent sans fin d’une coordination renforcée des politiques économiques au sein de la zone euro (…) » (27 mai 2009)

Un « noyau dur » pour relancer la construction européenne.

(Comme ils disent).

Là aussi, Mutti MERKEL a mis son veto politique, parce qu’elle y voit une menace de déséquilibre pour l’Union Européenne.

La haute administration française pense que les dirigeants allemands changeront d’avis après leurs élections de l’automne : l’angélisme frappe même des esprits brillants, forcément brillants …

 

Alors, sur quoi repose le soi-disant axe franco-allemand ?

D’abord, une critique convenue d’une Europe « bureaucratique qui applique mécaniquement les règles ».

« Une Europe forte ne signifie pas nécessairement toujours plus de compétence européenne, toujours plus de législation européenne ou toujours plus de moyens financiers ».

Ensuite et en somme, moins de régulation.

C'est-à-dire le contraire des discours lénifiants lors des récents moments chauds de l’actuelle crise financière : guère rassurant pour la suite des événements.


Alexandre ANIZY        

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