Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Anne LAUVERGEON un exemple de la syntaxe féminine de la grammaire des affaires

Publié le par Alexandre Anizy

Vendredi 31 août 2007, Anne LAUVERGEON commentait les résultats semestriels du Groupe AREVA qu’elle préside.

Elle insistait à nouveau sur le fait qu’une ouverture du capital d’AREVA, que le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) contrôle à 80 % environ, était la meilleure solution pour son développement.

Compte tenu du comportement récent de Mme LAUVERGEON (voir notre note du 2 mai 2007), nous parions qu’elle mettra son intelligence, son talent, ses relations politiques et diverses, au service d’une solution capitalistique présentant beaucoup d’avantages, et d’abord celui de protéger le pouvoir de Mme LAUVERGEON.

A notre avis, la Normalienne agira comme le Polytechnicien Jean PEYRELEVADE lorsqu’il était au Crédit Lyonnais : une défense acharnée du son intérêt. (Rappel : presque 10 ans de « guerre larvée » avec BERCY, le Crédit Agricole,…, pour le résultat que nous connaissons tous)

 
La syntaxe féminine de la grammaire des affaires n’est pas différente de la syntaxe masculine.
L’instinct maternel est un mythe (lire les études spécialisées).
Le « management au féminin » n’est qu’un argument mercatique sans fondement.    

Alexandre Anizy

Campagne pour l'élection de Patrick BESSON à l'Académie Française

Publié le par Alexandre Anizy

Qui ne connaît pas Patrick BESSON ?

Cet homme passe partout dans la presse : c’est un 4x4, de luxe forcément. Que ce soit dans le Figaro, le Point, VSD, etc., son humour plaît aux lecteurs. Il peut aussi déplaire.

Mis à part le monde de l’édition, sait-on qu’il possède un talent authentique, qu’il a écrit avec « Dara » un des meilleurs romans des 30 dernières années ? Nous craignions que non, parce qu’il l’a dissous dans une production pléthorique de qualité. C’est le nouveau stakhanoviste de la littérature française, un autre Henri TROYAT selon ce critère.

Cela ne nous empêchera pas de soutenir ardemment sa candidature à l’Académie Française : ce fils d’une croate mérite cette perpétuité.

Alexandre Anizy

Petit bonheur : Alice FERNEY flingue Olivier ADAM

Publié le par Alexandre Anizy

Que se passe-t-il dans le petit monde des Lettres ? Depuis quelques temps, il semble que ça flingue dans les gazettes et autres supports plus spécialisés : la langue de bois et le renvoi d’ascenseur auraient-ils disparus par enchantement ?

 
Dans notre note du 6 août, nous écrivions qu’Olivier ADAM se relèvera après « falaises » et qu’on allait parler de lui à la rentrée. En effet, dans le mois d’août, on évoquait déjà son nom sur les listes des prix importants à cause de son nouveau roman. Quelle pitié !

Soudain, un éclair de lucidité a traversé le ciel parisien pour rétablir la vérité par l’entremise d’un élégant messager : Alice FERNEY confirme notre appréciation sur ce jeune auteur photogénique, ce qui serait son unique qualité.

Que dit-elle ? « Hélas, il n’y réussit pas (nous offrir un roman psychologique, réaliste et populiste, précise ici A.A.). Sans doute en fait-il trop, la voix chante faux. Bien sûr on croit parfois être ému. Pour tout dire, on s’y oblige : tant de tragique force la compassion. Le romancier est seul mis en cause : la matière de son texte et l’écriture font « fabriquées » (…) Mais faire dire putain à une femme déprimée ne suffit pas à la faire exister.» Alice FERNEY, in Le Figaro du 30/8/07

Pour finir le costume, Alice FERNEY nous donne la vision du monde du jeune auteur photogénique en le citant : « On ne se remet jamais de rien, la vie est une merde, rien ne nous distingue vraiment les uns des autres, on ne se connaît pas »
Mazette ! Quelle profondeur !
Pour achever son papier, elle conclue : « A l’abri de rien est un roman dans l’air du temps, peu écrit, peu senti, plein de bons plutôt que de vrais sentiments (…) »

Au sujet d’Olivier ADAM, vous n’avez plus d’excuse : vous savez maintenant que vous n’êtes à l’abri de rien, et surtout pas du pire.

Alexandre Anizy

P.s :
Autre petit bonheur dans le Nouvel Observateur du 30 août, au sujet du dernier livre signé Simon LIBERATI : « Jamais l’influence de la colique sur la métaphysique n’avait été observée de si près. Le titre ? « Nada exist ». CQFD en 420 pages. » Grégoire LEMéNAGER, page 116. 
Voir notre note du 22 août « la complaisance d’André ROLLIN … »

 

De la querelle LAURENS contre DARRIEUSSECQ

Publié le par Alexandre Anizy

Marie DARRIEUSSECQ vient de publier un livre : « Tom est mort » (édition P.O.L.) L’éditeur de Camille LAURENS étant le même, celle-ci a pu lire avant publication le livre de la première : elle y a vu les traces verbales de sa propre histoire, plus exactement du livre qu’elle a tiré de sa propre histoire, dont le titre est « Philippe ».

Camille LAURENS enrageait d’être dépossédée de son œuvre - histoire : elle a dénoncé le « plagiat psychique » dans une revue littéraire.

Dans un excellent article (Libération du 30 août 2007), Philippe LANçON écrit : « On retrouve parfois, non pas des phrases, mais des hybridations de phrases lues dans « Philippe ». » Il semble donc que Camille LAURENS n’ait pas eu la berlue.

DARRIEUSSECQ serait une récidiviste : Marie NDIAYE, une autre romancière, a dit éprouvée le même type de sentiment avec un autre livre de Marie DARRIEUSSECQ ; pour sa part, NDIAYE utilise le terme de « singerie ».

Camille LAURENS explique : « Dans le cas présent comme dans le précédent avec Marie NDIAYE, le déroulement suit une même logique : admiration, imprégnation/intériorisation, expression. Comme il s’agit d’un processus névrotique, il est peut-être inconscient. Admettons. » (In Libération du 30/8/07)

 Que dit DARRIEUSSECQ pour sa défense (in Libération 30/8/07) ?

« Ce cri universelle des mères endeuillées, sur l’irremplaçabilité de l’enfant mort, Camille LAURENS semble penser qu’il est sa propriété privée. » Cela ressemble à un coup bas, Madame.
« Le propre de la douleur est de se croire unique, alors qu’elle est individuelle, et un roman peut en faire entendre l’universalité. »
Marie DARRIEUSSECQ commet ici une erreur fondamentale. Parce que chaque être humain est unique (la science l’a prouvé), la douleur ressentie ne peut qu’être unique. En affirmant que la douleur est individuelle, DARRIEUSSECQ donne à penser qu’elle n’appréhende les êtres que sous une dimension physique, c'est-à-dire dénuée de toute spécificité personnelle dans la dimension immatérielle.

Le corps n’est-il pas un sujet récurrent dans ses livres ?

Etant Normalienne, Marie DARRIEUSSECQ a beaucoup lu, et très tôt elle a compris que la reconnaissance germanopratine nécessitait le culot (aborder des sujets osés) et le brio stylistique : elle en fit usage immédiatement. Pour notre part, nous avons jugé dans « Naissance des fantômes » que son goût de l'image léchée et du vocabulaire étoffé l'emportaient sur la justesse des choses, ce qui nous dérange beaucoup. Exemple : elle écrit des trucs comme "...le bout des doigts s'engourdissait de nicotine ...". C’est ainsi qu’on enfume le lecteur.   

En bref, Marie DARRIEUSSECQ est une précieuse moderne qui nous indiffère.

Concernant cette querelle de femmes, parce que le poète a toujours raison (dit la chanson), nous déclarons avec ARAGON (« les yeux d’Elsa » in La Pléiade tome I, page 746) : « Car j’imite. Plusieurs personnes s’en sont scandalisées. La prétention de ne pas imiter ne va pas sans tartuferie, et camoufle mal le mauvais ouvrier. Tout le monde imite. Tout le monde ne le dit pas. »

Concernant les romans, nous reproduisons l’avis de Philippe LANçON : « Philippe (de Laurens) est indispensable, Tom est mort (de Darrieussecq) ne l’est pas. »

Alexandre Anizy

 

Le bluff économique chinois (II)

Publié le par Alexandre Anizy

Selon Pékin, la Chine aurait accompli une révolution industrielle que les autres ont faite en un siècle. Qu’en est-il réellement ?

« Pékin ne fait pas mieux aujourd’hui que Tokyo ou Séoul hier. Ramené à la moyenne de ces 25 dernières années, le taux de la croissance chinoise n’est plus unique dans la région : 6,1 % par an entre 1978 et 2004 contre 8,2 % pour le Japon et 7,6 % pour la Corée du Sud, sur des durées comparables, à l’époque de leur décollage économique. » (Thierry WOLTON, « le grand bluff chinois, édition Robert Laffont, page 57)

De même, il faut remettre à sa place le niveau de la production chinoise : son PIB correspond à 5 % environ du PIB mondial, quand les USA représente environ 33 % et la zone euro 21 %. Avec une croissance de 3,1 % en 2003, les USA enregistrent une hausse de 321 Milliards USD de leur PIB, quand celui de la Chine augmente de 96 Milliards USD avec une croissance de 7,8 %.

« Le bluff économique de la Chine tient plus du trucage, de l’habillage, de l’omission (volontaire), de la propagande aussi (…) » (Thierry WOLTON, idem, page 58) Exemple : comme on ne connaît pas vraiment le nombre de chinois, il peut être avantageux d’en diminuer la masse pour améliorer les indices de productivité par tête d’habitant. Autre exemple : dans les années 90, les satellites américains ont permis d’établir que les superficies agricoles cultivées étaient supérieures de 30 % aux chiffres officiels chinois.

Quelques incohérences dans les chiffres des années 90 :

Quand les taux annuels de croissance étaient de 8 % environ, d’autres chiffres indiquaient une baisse de la consommation d’énergie et une baisse de la production des principaux produits industriels ;

Les ventes au détail des biens de consommation s’accroissaient plus vite que les revenus des ménages, quand la loi économique veut qu’il y ait un rapport entre niveau des achats et taux des salaires.

Maintenant, les choses statistiques ont-elles changées ? Non.

En 2001, la croissance des PIB de l’ensemble des provinces dépassait de 11 % celle du PIB national. En 2003, l’écart s’est réduit.

En réalité, les statistiques chinoises sont gonflées, pour des raisons économiques et politiques. Selon Henri EYRAUD, cité par WOLTON, il faut au moins 8 % de croissance « officielle » pour qu’il n’y ait pas récession ; pour Cheng XIAONONG, 7 % de croissance équivalent à 3 % de croissance américaine, parce que l’héritage de l’économie planifiée est un frein pour le développement. Mais avec un tel taux, la majorité des entreprises chinoises ne fait pas de profit à cause de leur fonctionnement et de l’état de leur capital fixe. En 2001, « la Cour des Comptes chinoise » a accusé les 2/3 des 1300 plus grosses entreprises d’Etat de truquer leurs bilans : les P-DG y décident eux-mêmes des chiffres à publier !

« Les travaux des historiens ont montré que le PIB chinois a toujours été le 1er du monde, de l’Antiquité à la Renaissance, évoluant entre 15 et 30 % du total planétaire, ce qui était en rapport avec l’importance de sa population. Le déclin a commencé quand le pays s’est fermé au monde sous la dynastie mandchoue des Qing (1644 – 1911). Le communisme a achevé le processus, ajoutant à la ruine de l’économie la paupérisation du peuple. » (T. WOLTON, ibidem, page 66-67).

Les dirigeants chinois n’ignorent pas l’état calamiteux de leur économie. C’est pourquoi ils ont permis, de 1980 environ à 2004, à 514.385 sociétés à capitaux étrangers d’investir en Chine 570 Milliards USD, et pas moins de 63 Milliards USD en 2006 ! Ces investissements directs étrangers (IDE) leur évitent de s’endetter (1/3 des IDE sont d’origine chinoise). Au début des années 2000, les filiales étrangères contribuaient pour 30 % à la production industrielle chinoise : elles représentaient plus de 60 % de la production dans les secteurs de la chimie, du textile, des machines et des équipements.

Quels sont les dindons de la farce chinoise ?

« En premier lieu, il y a eu les victimes des joint-ventures, ces co-entreprises qui ont permis aux industries locales (d’Etat pour la plupart) de profiter de l’argent étranger pour se renflouer. » (T. WOLTON, ibid., page 69) Exemple : les brasseurs Budweiser, Carlsberg, Guiness, Forter’s qui ont perdu 1 Milliard USD dans l’Eldorado chinois !

Quand les joint-ventures tiennent le coup, les étrangers comme VW et GM se sont retrouvés avec un partenaire chinois, comme le constructeur automobile Shanghai Saic, qui voulait rompre le contrat pour devenir maître de la production. N’est-ce pas ce qu’est en train de vivre en ce moment DANONE avec son partenaire chinois ?

Aujourd’hui, les joint-ventures ne sont plus de mode : le filon est épuisé. Ce sont les accords de partenariats ou de fusions acquisitions  qui ont le vent en poupe. Le but des Chinois est de s’accaparer du savoir-faire puis de casser le deal. Des exemples ?

Le Maglev allemand (train à lévitation magnétique).

AIRBUS + BOEING sont les perdants – perdants du ciel chinois, puisque Pékin va construire son propre avion, alors que AIRBUS a accepté d’installer en Chine une chaîne de montage pour l’A320 et que BOEING sous-traite certains de ses composants : un A320 vendu à la Chine ayant disparu (aucune immatriculation chinoise), le consortium européen est convaincu que l’appareil a été démonté et étudié pièce par pièce pour être copié (source : Air et Cosmos, mars 2007, cité par T. WOLTON). Sans commentaire.

Il faut signaler la clairvoyance de Monsieur Claude BéBéAR qui, lors d’un colloque au Japon en novembre 2006, a alerté ses amis sur les dangers d’un aveuglement sur la Chine.

Selon Price Waterhouse Coopers, 26 % seulement des sociétés étrangères ont réalisé des bénéfices en 2004 ; en 2005, un rapport de AT Kearney précisait que sur 229 investisseurs étrangers, 38 % seulement avaient équilibré leurs comptes. Certains taisent leurs bilans, comme les Français, même si la plupart d’entre eux investissent sans risque grâce à la COFACE qui éponge leurs pertes : une assurance – garantie de l’Etat pour les marchés difficiles. On reconnaît bien dans cette pratique la marque du capitalisme français : un goût du risque modéré, très modéré, couplé au génie français de la débrouillardise, en l’occurrence faire payer par les contribuables anonymes les ratés de la marche triomphante de la mondialisation.

Une étude de BNP Pérégrine révèle que les marges brutes ont baissé dans 23 des 37 secteurs économiques de la Chine. Pourquoi ? Des marchés saturés où la guerre des prix fait rage.

Selon la revue China Economic Quaterly, « la Chine reste attractive pour les entreprises qui l’utilisent comme base d’approvisionnement à bas prix et non plus les firmes qui y investissent (…) » (T. WOLTON, ibid., page 77).

Après l’industrie, c’est le secteur bancaire qui est placé sous perfusion capitaliste étrangère. Pour les Chinois, cette nouvelle phase s’appuie sur le même principe : faire payer aux investisseurs étrangers l’incurie du système pour qu’il perdure. Le montant des créances douteuses du secteur bancaire est un secret d’Etat : en mai 2006, Ernst & Young avança le chiffre extraordinaire de 911 Milliards USD, soit presque le double du montant des investissements reçus en 25 ans ! Le gouvernement, qui en reconnaît 164 Milliards USD, protesta, le cabinet d’audit s’excusa … pour ne pas perdre un marché.

La communauté des experts occidentaux semble miser sur 320 à 400 Milliards USD. A ce niveau de flou statistique, le terme « miser » nous paraît le plus approprié, parce que, pour les étrangers, l’Eldorado chinois ressemble beaucoup à un casino.

Alexandre Anizy

P.s :
A suivre … le bluff commercial chinois (III)

Dans les mots de Camille LAURENS

Publié le par Alexandre Anizy

En 2000, Mme Camille LAURENS a publié ce qui doit être son meilleur roman : « dans ces bras-là » (P.O.L 2000, 297 pages, 18,29 €).
Ce livre devrait être mis entre les mains de tous les hommes !

Alexandre Anizy

Simonetta GREGGIO et la douceur des hommes

Publié le par Alexandre Anizy

Nous gardons de sa brève rencontre au Salon du Livre du Touquet, où elle venait de recevoir le Prix du 1er roman des mains du Président du jury Patrick POIVRE D’ARVOR en personne, le souvenir d’une femme à la grâce et aux atours italiens.

Malheureusement, « la douceur des hommes » (Stock 2005, 177 pages, 17 €) de Simonetta GREGGIO n’est pas à la hauteur du charme de son auteur : le découpage trop important nuit gravement à la fluidité du récit, contrairement à celui de Susanna  TAMARO « Va où ton cœur te porte », un petit bijou de simplicité, auquel nous avons pensé en lisant ce 1er roman.

Alexandre Anizy

Raymond BARRE un bon représentant de l'oligarchie française

Publié le par Alexandre Anizy

Pour nous, Raymond BARRE était incontestablement un économiste de qualité : aujourd’hui encore, nous considérons que tout étudiant en sciences économiques doit avoir lu les 2 tomes remarquables de son « économie politique ».

L’incompétente ministre LAGARDE serait bien inspirée de les lire avant de nous canuler avec ses (?) avis à géométrie très variable.

A l’université de Paris VIII, dans les années 80, nous étions peu nombreux à connaître par le texte cet universitaire talentueux, qui avait su balayer tout le champ de l’économie politique et le présenter avec clarté et pédagogie. Mais avoir lu « son Barre » n’implique pas d’adhérer à ses choix théoriques, en particulier à son orthodoxie financière.

Nous rendons hommage au grand professeur d’université.
Pour le reste, le bonhomme fut à la hauteur des attentes de sa classe sociale.

Quand le Président GISCARD d’ESTAING l’appelle à Matignon, c’est pour appliquer une politique favorable aux intérêts des grandes familles : la famille de WENDEL par exemple, représentée notamment par un certain Ernest Antoine SEILLIERE de LABORDE bien introduit dans la haute administration du fait de son « énarchie », sortit définitivement de la forge sans y laisser de plumes (à très bon prix, disaient les mauvaises langues de l’époque), pour laisser à l’Etat le sale boulot.
Pour ces 2 gouvernants, juguler l’inflation était la priorité absolue et le chômage ne constituait qu’une variable d’ajustement… Les faits et les chiffres ne mentent pas ; les mots ne sont que des figures de rhétorique pour les tribuns contemporains.
Un homme politique « moderne », i.e. qui prend la politique comme un J.F. KENNEDY la pratiquait, ne reconnaîtra jamais cette vérité. 

Nous nous souvenons de l’arrogance avec laquelle Raymond BARRE conseillait aux chômeurs de créer leurs entreprises.
Nous nous souvenons de la dépréciation inexorable du franc par rapport au mark, malgré les recettes orthodoxes de Maître BARRE, qui fut incapable de dépasser l’horizon de sa formation classique : c’est finalement le peuple qui trancha avec bon sens en 1981 pour essayer une autre médecine …
Nous nous souvenons qu’un certain Maurice PAPON n’est devenu ministre que grâce à Raymond BARRE (et le Président GISCARD d’ESTAING, ne l’oublions pas celui-là).
Nous nous souvenons des propos lamentables du Premier Ministre BARRE après l’attentat de la rue Copernic : « (…) un attentat qui visait des israélites et qui a frappé des français innocents ».
Nous nous rappelons qu’à ce qui était en fait le soir de sa vie, Raymond BARRE défendait toujours l’ignoble Maurice PAPON et le professeur Bruno GOLLNISCH.  
La boucle était fermée.

Nous n’avons aucune estime pour le milliardaire Bernard-Henri LEVY, mais nous pensons que Raymond BARRE était un bon représentant de cette droite qu’il vilipende avec sa thèse de «l’idéologie française ».

Saluons aujourd’hui le Professeur d’économie.
Faisons semblant d’oublier le reste, puisque « (…) même chez les hommes de référence, il peut y avoir des ombres » (François BAYROU, journal Aujourd’hui du 26 août 2007, page 7)

Alexandre Anizy

P.D. JAMES la référence anglaise

Publié le par Alexandre Anizy

P.D. JAMES s'est lancée dans l'écriture de polars sur le tard. Elle a bien fait, puisqu’elle succède dignement à Agatha Christie.

Son héros Adam Dalgliesh est un aristocrate, ce qui n’est pas original pour une Anglaise, et un poète reconnu car publié, qui oeuvre aussi dans la police. C'est toujours bien ficelé et bien écrit.

Citons quelques titres que nous avons appréciés : « sans les mains », « un certain goût pour la mort », « une folie meurtrière », « la salle des meurtres ».
En matière de rompol, c’est la référence anglaise.

Alexandre Anizy

La douceur du vieil Andrea CAMILLERI

Publié le par Alexandre Anizy

Après une longue carrière à succès de metteur en scène pour le théâtre, la radio et la télévision, Andrea CAMILLERI s'est mis à écrire des polars : son  héros, empreint d’une profonde humanité, s’appelle Salvo Montalbano, commissaire dans la ville de Vigata en Sicile.

Dans les titres qui suivent, il ne faut rien jeter, car tout est bon :
"la forme de l'eau", "la voix du violon", "le voleur de goûter", "chien de faïence", "l'excursion à Tindari", "le tour de la bouée".
L’essentiel est en poche pocket.
Savourez en silence, comme le fait Montalbano.

Alexandre Anizy