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P.D. JAMES la référence anglaise

Publié le par Alexandre Anizy

P.D. JAMES s'est lancée dans l'écriture de polars sur le tard. Elle a bien fait, puisqu’elle succède dignement à Agatha Christie.

Son héros Adam Dalgliesh est un aristocrate, ce qui n’est pas original pour une Anglaise, et un poète reconnu car publié, qui oeuvre aussi dans la police. C'est toujours bien ficelé et bien écrit.

Citons quelques titres que nous avons appréciés : « sans les mains », « un certain goût pour la mort », « une folie meurtrière », « la salle des meurtres ».
En matière de rompol, c’est la référence anglaise.

Alexandre Anizy

La douceur du vieil Andrea CAMILLERI

Publié le par Alexandre Anizy

Après une longue carrière à succès de metteur en scène pour le théâtre, la radio et la télévision, Andrea CAMILLERI s'est mis à écrire des polars : son  héros, empreint d’une profonde humanité, s’appelle Salvo Montalbano, commissaire dans la ville de Vigata en Sicile.

Dans les titres qui suivent, il ne faut rien jeter, car tout est bon :
"la forme de l'eau", "la voix du violon", "le voleur de goûter", "chien de faïence", "l'excursion à Tindari", "le tour de la bouée".
L’essentiel est en poche pocket.
Savourez en silence, comme le fait Montalbano.

Alexandre Anizy

Le bluff politique chinois (I)

Publié le par Alexandre Anizy

En octobre 2005, Pékin publie « Construction de la démocratie politique en Chine », dans lequel il est rappelé fermement que le Part Communiste est l’avant-garde du peuple. Pour ceux qui veulent bien entendre, les dirigeants chinois affirment que c’est un peuple différent, que la Chine a des caractéristiques qui empêchent l’application de l’ensemble des règles de l’Occident capitaliste.

A Pékin, la ligne dominante dit que l’intégration du pays et son développement (i.e. « la hausse des forces productives », un mot d’ordre marxiste) dépendent de la stabilité interne : par conséquent, il faut maintenir le système qui doit encadrer idéologiquement cette nouvelle phase d’expansion. Comment le Parti réussit-il à maîtriser ce processus ?

Tous les dirigeants sortent de l’université Qinghua.
« Grâce à la mutation de ses élites, le PC aiguillonne et contrôle la modernité économique. La nouvelle classe des hommes d’affaires (…) est dépendante du pouvoir et captée par une couche privilégiée dont les membres de l’appareil communiste sont le cœur. Les apparatchiks forment la principale couche sociale privilégiée, celle qui contribue de façon décisive à la régulation et à la gestion du pays » Thierry WOLTON, « le grand bluff chinois », édition R. Laffont 2007, 183 pages, 16 €).

Soucieux de coller la théorie à la pratique, en bons marxistes-léninistes les communistes chinois ont adopté la théorie des 3 représentativités : avec elle, le PCC s’ouvre aux forces productives avancées, c'est-à-dire au peuple chinois dans sa diversité.

Au copinage politique, la Chine a ajouté la variante « dimension familiale » : « Depuis l’avènement du régime, plus les personnalités politiques ont bénéficié d’un réseau parental dense, plus elles ont pu accumuler de positions institutionnelles ». (Idem, page 37)
La Chine postmaoiste de DENG XIAOPING a complété le schéma avec un zeste de confucianisme dans le mode de gouvernement : sur les 5 relations fondamentales de CONFUCIUS, celle du père/fils est la plus importante, car elle aboutit au concept de réciprocité qui, à cause de la soumission du fils, autorise celui-ci à trouver une situation avantageuse indépendamment de son mérite réel. Ce sont les « taizi », i.e. les princes héritiers.  

40 % des taxes prélevées sur les paysans n’ont pas de base légale et ne sont pas reversées dans les caisses publiques. (D’après Guy SORMAN cité page 43) Le développement a généré non pas une classe moyenne mais une classe de parvenus, dont le pouvoir d’achats est tributaire de ses relations avec le PC.

 
Alexandre Anizy
A suivre… le bluff économique chinois (II)

L'incompétente ministre LAGARDE poursuit sa descente

Publié le par Alexandre Anizy

Christine LAGARDE nous avait déjà montré l’étendue de ses compétences pour demeurer zen (elle aime cette attitude, paraît-il) dans la médiocrité (record du déficit de la balance commerciale sous l’ère lagardienne) : quel talent !

Alors que les marchés financiers chutaient en cascade, Christine LAGARDE continuait sa plongée sous-marine en vacances : serait-ce une façon « new age » de faire l’autruche ?

Le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA lui ayant rappelé les devoirs de sa charge, Christine LAGARDE a concocté un sketch à l’insu de son plein gré.
D’abord, elle déclare au journal télévisé de 20 heures que les fortes baisses boursières n’auront pas de conséquences sur l’économie réelle française. Puis, quelques jours plus tard, elle déclarait n’être sûre de rien concernant le taux de croissance pour 2007.

Pour nous, c’est évident : la 1ère conséquence de la crise boursière est la transformation brutale d’une ministre férue de yoga en girouette.

Alexandre Anizy

La complaisance d'André ROLLIN pour Simon LIBERATI

Publié le par Alexandre Anizy

Le commerce des livres va battre son plein à l’automne. Nous y verrons malheureusement des choses affligeantes, dont nous avons eu un avant-goût cette semaine.
En effet, l’article de M. André ROLLIN dans le Canard enchaîné du 15 août nous laisse perplexe : alors qu’on annonce 727 romans pour la rentrée, ce critique littéraire choisit de parler du dernier bouquin signé par Simon LIBERATI.

Après avoir présenté le sujet du roman, André ROLLIN commente :
« Ce roman tout foutraque a quelque chose comme une lumière (…). (…) Peu banal, ce (bip…) va faire grincer des dents, va briser la bien-pensance décontractée : finalement, c’est un long poème plein d’éclairs et de grimaces. » « (bip…) ce n’est pas rien ! ».
Plutôt sympathique la critique !
M. André ROLLIN a pignon sur rue. Un professionnel comme lui ne peut pas ignorer certaines informations publiques : Simon LIBERATI a signé un 1er roman (corrigé pour certains, réécrit pour d’autres) avec l’aide d’un « nègre ».

 
Rappelons les choses publiées sur la Toile et à notre connaissance jamais démenties. 

Comme le roman « Anthologie des apparitions » de Simon LIBERATI fut d’abord refusé, il appela Alain SORAL pour corriger son texte.
SORAL proposa la version 2 à Flammarion, plus susceptible de toucher le grand public, via Stéphane Million de la revue Bordel. Frédéric BEIGBEDER accepta de le publier sans être informé de l’épisode « amélioration du texte ».
Alors quand Alain SORAL demanda à BEIGBEDER, en guise de remerciement, une promotion (i.e. une louange dans un article de presse) pour son livre « Misères du désir », l’ex-animateur de « l’Hyper show » le prit mal : cela donna, dans l’hebdomadaire "Voici", « 5 raisons de plaindre Alain SORAL ». Ce n’était pas vraiment le coup de projecteur attendu.

Alain SORAL, invité deux mois après à une soirée de la revue Bordel par Stéphane Million, rencontra BEIGBEDER et... le gifla en public.
Tragique méprise ! LIBERATI s’était bien gardé de médiatiser la honteuse séance de réécriture.

Le roman de LIBERATI eut un beau succès d’estime à la rentrée 2004 : il fallait voir les critiques du côté du Nouvel Observateur et de Libération, aidées ( ?) par un passage bukowskien (i.e. le jeu d’un écrivain bourré) dans l’émission de Thierry ARDISSON.

Heureusement, le magazine "Complément d’enquête" de Benoît Duquesne va dresser un portrait de SORAL en éminence antisémite du comique DIEUDONNé (lundi 20/9 France2, 23h05). LIBERATI respire : il a eu politiquement raison de trahir Alain SORAL.

Jean ROUZAUD, sur les ondes de radio Nova le 20 septembre à 18h20, décrétait que « ce roman interlope est génial » après avoir rappelé les « bons conseils d’Alain SORAL », ce qui fit perdre la voix à Simon LIBERATI.

 

Tout cela est connu.
Question : pourquoi parler complaisamment du 2ème bouquin signé par cet individu quand on ne peut pas ignorer, si on est un bon professionnel, qu’il a utilisé un nègre pour le 1er ?

Pour nous, cet article d’André ROLLIN est une tache pour le Canard enchaîné que nous soutenons puisqu’il demeure le seul organe de presse libre des grandes puissances d’argent.

 

Alexandre Anizy

P.s : puisque M. André ROLLIN semble manquer de matière, nous nous ferons un plaisir de lui envoyer gratuitement un exemplaire de notre roman intitulé « la tambouille ». (Parution en septembre ; voir note culturelle du 15 août)  
Mais il est vrai que nous ne sommes pas journaliste, que nous ne travaillons pas dans le milieu de l’édition, que nous ne connaissons pas BEIGBEDER … Est-ce grave ?

Douglas KENNEDY doit changer son moule !

Publié le par Alexandre Anizy

« Comme il vient de publier « la femme du Vème », vous pouvez goûter à un de ses précédents livres pour la mise en bouche : vous choisirez la toile de fond en fonction de votre envie du moment. » Note culturelle sur le blog d’Alexandre Anizy, « Kennedy Douglas le charme discret de l’Amérique ».

Après lecture de  « la femme du Vème », nous maintenons notre propos : lisez les livres précédents de Douglas KENNEDY (en vous épargnant « cul de sac »), mais ce dernier livre est un bon exemple de radotage littéraire.
Précisons néanmoins que 1 radotage de Kennedy vaut bien 5 fumisteries de Christine Angot.

Parce que nous avons apprécié les livres précédents de Douglas KENNEDY, parce que cet écrivain possède un talent indéniable, nous lui conseillons de briser son moule de fabrication : nous parlons ici de la structure romanesque qu’il reproduit dans tous ses livres (à savoir : la vie du héros avant l’événement, l’événement dramatique, la vie après l’événement). C’est rébarbatif.

Nous pensons que Douglas KENNEDY est capable d’écrire aussi d’autres choses. C’est pourquoi nous l’encourageons à changer son moule !
Il doit laisser la reproduction aux imitateurs et aux imprimeurs.

Alexandre Anizy

Le paradis d'Alicia GIMENEZ BARTLETT

Publié le par Alexandre Anizy

Comme nous vous l’avions écrit dans notre note culturelle du 11 juillet, le dernier opus d’Alicia GIMENEZ BARTLETT sorti chez Rivages/noir poche, « des serpents au paradis », était dans notre besace pour une dégustation estivale : le plaisir fut au rendez-vous.

L’auteur nous entraîne cette fois dans une banlieue chic où on cultive l’entre soi. Après le meurtre d’un résident, ce petit monde feutré va voler en éclats : les apparences sont toujours trompeuses.
Les rapports antagonistes entre les 2 flics se poursuivent sans nous lasser, et la charge anticléricale est un régal !

A notre avis, Alicia GIMENEZ BARTLETT fait partie de la crème du polar.

Alexandre Anizy

Pedro Juan GUTIERREZ et sa Trilogie

Publié le par Alexandre Anizy

Avec la « Trilogie sale de La Havane » (10/18) de Pedro Juan GUTIERREZ, c’est un autre Cuba. Une vision paupériste de la société, sans fard. Vraiment.

Pour les anti-castristes.
Pour ceux qui apprécient BUKOWSKI ou CELINE.
Pour ceux qui veulent savoir.

Alexandre Anizy

John FANTE le précurseur

Publié le par Alexandre Anizy

Si vous aimez Philippe DJIAN,
Si vous connaissez déjà Charles BUKOWSKI,
Mais que vous ignorez l’existence d’un écrivain nommé John FANTE,
Alors courez chez votre libraire, à la bibliothèque,
Pour emprunter « demande à la poussière » (poche 10/18 n° 1954). Ou bien « bandini » (poche 10/18 n° 1915).

Alexandre Anizy

Jim HARRISON un auteur de l'ouest

Publié le par Alexandre Anizy

Jim HARRISON est un des plus grands écrivains américains contemporains. Un auteur de l’ouest. C’est là que nous l’ancrons : dans ces vastes étendues où vous n’êtes pas dérangés par votre voisin, parce qu’il vit à 10 kilomètres au moins. Pour se faire une idée de ce qui se passe en Amérique, c'est-à-dire la manière d’y vivre, d’y penser, il faut lire Jim HARRISON et ajouter Philip ROTH, un auteur de l’est. Mais ce ne sont que 2 exemples, même s’ils sont d’une qualité exceptionnelle.

C’est avec « la route du retour » (Bourgois 1998, 524 pages) que nous l’avons découvert. Le plaisir s’est reproduit avec « dalva » (poche 10/18).
On peut éviter « en marge » (poche 10/18), son autobiographie.

Alexandre Anizy