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Samedi 17 mai 2008

Lorsqu’elle était procureur du Tribunal Pénal International pour l’ex Yougoslavie (TPIY), l’obsession antiserbe de Carla DEL PONTE était préjudiciable à la réputation de cette juridiction exceptionnelle.

Il est vrai que ce Tribunal est déjà un fait du prince :

« En créant le Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie après les horreurs qui accompagnèrent l’éclatement de celle-ci, le Conseil de Sécurité a, en 1993, agi hors de ses compétences. Il donnait d’ailleurs à cette juridiction pénale d’exception des pouvoirs exorbitants, à commencer par la possibilité d’aménager elle-même la procédure suivie devant elle, ce qu’elle a fait à plus de douze reprises entre 1994 et 1997. » François TERRé, membre de l’Institut de France (le Monde 14 mars 2006 : « comment le TPIY a permis à MILOSEVIC de se poser en victime »)

Il est vrai aussi qu’elle poursuivait une action entreprise par son prédécesseur, la canadienne Louise ARBOUR, qui, deux semaines après avoir inculpé MILOSEVIC, fut nommée membre de la Cour Constitutionnelle du Canada … « Il n’y avait ainsi plus personne à qui poser des questions sur les raisons pour lesquelles on avait prononcé cette inculpation. » Stanko CEROVIC (« dans les griffes des humanistes », édition Climats 2001, 317 pages, 21,34 €)

 

Avant de partir précipitamment et sur ordre de son Ministre pour l’Argentine comme ambassadeur de la Suisse, Carla DEL PONTE s’est une nouvelle fois trompée. Dans son livre « la chasse, moi et les criminels de guerre » (publié en Italie), elle accuse les rebelles de l’UCK (Albanais du Kosovo) d’avoir commis les pires atrocités (prises d’organes pour le commerce) sur des Serbes et autres Slaves avant de les tuer : pire que cela pour un procureur, elle dit qu’elle n’a pas de preuves suffisantes, parce que les responsables de l’Otan l’auraient empêchée d’enquêter … Mais quand on prétend défendre des valeurs, le moins qu’on puisse faire n’est-il pas de les défendre personnellement, quitte à perdre son job de procureur en démissionnant pour cause de pression inacceptable, par exemple ?

Devinez qui a descendu ce procureur indigne dès la parution de son livre : son ancienne porte-parole Florence HARTMANN. Dans les termes suivants : elle "n’a pas le début d’une preuve" pour étayer ces accusations" ; "irresponsable" et "indigne" de présenter "comme des faits avérés ce qui, en réalité, a été impossible à prouver".

Comment doit-on appeler un procureur qui dénonce sans preuve ?

A deux reprises, Carla DEL PONTE s’est fourvoyée : comme juriste en acceptant le job de procureur du TPIY et comme ex procureur du TPIY.
Carla DEL PONTE est une femme en perdition. 

 
Alexandre Anizy

par Alexandre Anizy publié dans : Notes générales
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Vendredi 16 mai 2008

Dans le dernier trimestre 2007, les gens bien informés, les experts de la finance, nous disaient que la France et ses banques seraient peu touchées par la crise financière enclenchée par les fameux « subprimes » : il faut bien rassurer le chaland.

Concernant le Crédit Agricole, nous constatons aujourd’hui que le total de ses dépréciations d’actifs (2ème semestre 2007 + 1er trimestre 2008) s’élève à 5,415 Milliards d’euros. A titre de comparaison, le Crédit Suisse, une des premières banques à avoir pris des mesures drastiques d’assainissement en 2007, a déprécié pour 5,196 Milliards d’euros d’actifs sur la même période.

Alors que toutes les banques françaises n’ont pas encore publié leurs résultats du 1er trimestre 2008 (on attend ceux de NATIXIS par exemple), le montant total de leurs dépréciations s’élève à 13,6 Milliards d’euros. Pour information, les analystes de Citigroup ont évalué à 32 Milliards le risque des banques françaises.

En ce qui la concerne, la banque du milieu rural (historiquement) semble enfin décidée à prendre le taureau par les cornes.

En effet, le Crédit Agricole vient d’annoncer la levée de 6 Milliards d’euros pour se mettre au niveau des normes prudentielles les plus conservatrices : après une déconfiture, il faut toujours aspirer aux normes les plus vertueuses pour rassurer … c’est le b-a ba de la communication.

Autre règle de base en période de crise : le choix d’un bouc émissaire.

Marc LITZLER, à peine installé aux commandes de la banque d’investissement du Crédit Agricole (été 2007), va être limogé : ce grand spécialiste des produits dérivés a eu le tort de parier sur la brièveté de la crise financière, manquant ainsi sérieusement de discernement …

A la Bourse comme sur les marchés très techniques, certains professionnels finissent par se comporter comme des joueurs de casino : ivres de leurs gains passés, ils persistent à miser même en étant seuls contre la banque. Chacun sait que le casino gagne à la fin de la partie …

Suites logiques de « l’opération vérité » du Crédit Agricole :

  • Recentrage sur les métiers que le Crédit Agricole maîtrise (banque de détails ; gestion d’actifs ; services financiers) ;
  • Comptes d’exploitation passés à la paille de fer ;
  • Cession d’actifs en perspective.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. D’autres banques suivront cet exemple. 

 
Alexandre Anizy

par Alexandre Anizy publié dans : Notes économiques
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Jeudi 15 mai 2008

Le Président de l’Euro groupe Jean-Claude JUNCKER vient de faire une déclaration dont les politiciens aguerris ont le secret : les augmentations de salaires « scandaleuses » des dirigeants d’entreprises. De plus, les primes de départ (en règle générale non imposables) représentent « un fléau social ».

Il n’a pas tout à fait tort : près de 75 % des patrons des grandes sociétés françaises ont gagné 40 % de plus en 2007 qu’en 2006.
« Nous courons le risque de ne plus être compris par nos concitoyens si nous leur adressons d’un côté des appels incessants à la modération salariale pour freiner l’inflation et que de l’autre les chefs d’entreprise font l’inverse. » a dit Jean-Claude JUNCKER le luxembourgeois.

Ah ! L’indignation morale, c’est devenu un exercice obligatoire pour un politicien qui veut réussir.
« Une action internationale s’impose » ajoute-t-il.
On n’est pas prêt d’en voir le début du commencement.

JUNCKER n’étant pas un dangereux extrémiste ou un alter mondialiste, il faut s’interroger pourquoi les « comportements extravagants » des grands managers sont-ils dans la ligne de mire des membres de l’Euro groupe ? N’est-ce pas objectivement prendre position une nouvelle fois en faveur des rentiers (ici les actionnaires) dont certains se sentent spoliés en toute légalité. Comme par exemple ceux du groupe WENDEL qui ont un peu renâclé après la découverte de la superbe opération (d’un point de vue technique) d’enrichissement de quelques cadres dirigeants.


Alexandre Anizy

par Alexandre Anizy publié dans : Notes politiques
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Mercredi 14 mai 2008

Pour la 3ème fois depuis 1958, début de la Vème République, une « question préalable », en l’occurrence décider qu’il n’y a pas lieu à délibérer, a été adoptée sur un projet de loi par 136 voix contre 135.

L’opposition se réjouit naturellement de cette sanction du gouvernement : elle se berce d’illusions quand elle pérore sur un nouveau texte à venir.

La majorité présidentielle étant indéniable à l’Assemblée, on peut s’interroger soit sur l’efficacité de la gestion des troupes par un certain Jean-François COPPéE, soit sur la qualité réelle du texte puisqu’on en arrive à ce blocage provisoire.

Car le projet de loi passera : il n’est que la transposition d’une directive européenne de 2001 permettant la coexistence des cultures, enrobée dans le verbiage du Grenelle de l’Environnement.

 
Alexandre Anizy

par Alexandre Anizy publié dans : Notes politiques
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Mardi 13 mai 2008

Jeudi 8 mai 2008, le baril valait 124,61 dollars à New York.

Un ensemble d’éléments objectifs permettent d’afficher cette prévision : le baril de pétrole brut vaudra 200 dollars en 2009.

  • Baisse de la production du Nigéria depuis 2 ans à cause des perturbations dues aux attaques des rebelles dans le sud ;
  • Difficultés du Venezuela pour extraire plus ;
  • Chaos irakien ;
  • Refus de l’Arabie Saoudite de dépasser le plafond quotidien de 12,5 millions de barils entre 2009 et 2020 (relire les notes « la question du pétrole » pour savoir ce qu’il faut réellement penser des capacités de l’Arabie Saoudite à produire plus …) ;
  • Déclin de la production au Mexique ;
  • Baisse de la production en Russie depuis janvier 2008 (EWG l’attendait en 2010, cf. ci-dessous).

Sans parler de l’éventuelle frappe aérienne des Etats-Unis sur l’Iran.

Rappelons que dans la note du 15 décembre 2007 nous parlions du 3ème rapport du groupe d’experts et de chercheurs allemands Energy Watch Group (EWG) publié le 22 octobre :  le pic mondial de pétrole est survenu en 2006.

 
Alors, lorsque l’analyste Arjun N. MURTI (le premier en mars 2005 à avoir prédit un baril à 105 dollars en … 2009 !) annonce qu’un baril à 150 voire 200 dollars dans les 6 à 24 mois cela est possible, nous pensons qu’il ne prend pas beaucoup de risques.  

 
Alexandre Anizy

par Alexandre Anizy publié dans : Notes économiques
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Bio et Roman

 

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