Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 00:16

Comme à chaque fois qu'il lance un nouveau produit sur le marché, le milliardaire philosophe Bernard-Henri Lévy a soigné son plan médias en ne mégotant pas sur la masse :

Marianne (7 pages + 1 photo pleine page),

Express (3 pages + 1 photo pleine page),

Figaro du samedi (1 page avec portrait, entamée par une publication officielle des résultats de LVMH -sur 40 % de l'espace),

le Point (2 pages + 1 photo pleine page),

Journal du Dimanche (1 page - avec photo portrait-, entamée par une publicité pour le journal la Tribune – 25 % de l'espace).

Le narcissisme de cet héritier (son père André Lévy a fait fortune dans le bois – la société Becob-, notamment grâce à l'exploitation des forêts africaines) se vérifie une nouvelle fois.


Dans ce bombardement médiatique, signalons furtivement l'hommage de l'écri-nain pipole Christine Angot : plus une commande qu'un acte gratuit, n'est-ce pas ? Mais surtout l'entretien avec les gens de Marianne qui ont ébranlé le discours simpliste et racoleur du milliardaire philosophe, au point de l'acculer à cette défense pleine de morgue :

« Marianne : Modestie ou habileté pour s'abstraire d'un débat sur le capitalisme financier qui ne vous est pas étranger comme investisseur ? Vous vous êtes ainsi caché, il n'y a pas si longtemps, derrière une citation d'Althusser pour dire que « l'économie n'existe pas ». N'est-ce pas une défausse un peu obscène de vivre de l'économie et de dire qu'elle n'existe pas parce qu'un intellectuel communiste [Louis Althusser, ndAA] a fait un bon mot qui n'a avancé personne ?

Bernard-Henri Lévy : C'est votre insistance qui devient un peu obscène, vous ne trouvez pas ? Je suis un écrivain. Pas un investisseur.

Marianne : Un acteur du capitalisme financier ?

B-H. L. : Non plus. » etc.

(un entretien percutant : dans une presse ronronnante, voire servile, cela mérite d'être salué)

Pour nous, ce qui est obscène, c'est le rentier Lévy qui prétend ne pas être acteur du capitalisme financier, alors qu'il gère aussi ses affaires :

«  « (…) l'essentiel de son argent n'est pas en France ... » Mais alors où ? Tous les mois, BHL se rend en Grande-Bretagne. Il disparaît 48 heures pour retrouver ses gérants dans le salon d'un grand hôtel londonien. Là, il fait le point sur ses investissements, règle les urgences et délivre ses ordres. On peut estimer que 75 % de sa fortune est gérée de Grande-Bretagne, ce qui lui procure un redoutable système d'optimisation fiscale. De source anglaise, une autre partie de ses investissements est également gérée d'un autre pays de la communauté européenne. Ce serait, estiment certains, probablement le Luxembourg. » (enquête de Christian Moguérou dans VSD du 7 octobre 2004)

Devons-nous rappeler que Londres est pour certains un paradis fiscal, et pour beaucoup le point d'entrée vers les places offshore paradisiaques ?


Nous ne discuterons pas ici du fond, puisqu'il est sans intérêt. Seule la méthode du maître ès propagande doit être mise en évidence : dans le Monde Diplomatique de janvier 2010, Pierre Rimbert la présente intégralement dans un article titré « l'homme qui ne s'est jamais trompé », une litote digne du petit penseur très partisan.



Alexandre Anizy


P.S : en 2ème semaine, il faudra s'attendre à la 2ème vague du plan, à savoir les articles des amis (la liste des affidés étant longue, elle offre une palette de couleurs et de consistances utile pour nourrir une éventuelle polémique nécessaire pour la renommée)

 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes culturelles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 07:45

Qui est Thierry Breton ?

Un ingénieur Supélec branché informatique, à ses débuts.

Un écrivain, qui n'a pas écrit personnellement tous ses livres, recruté par un garagiste autodidacte au réseau bien maçonné, qui s'initiera à la politique.

Un soi-disant « grand Manager » qui n'a jamais redressé durablement et globalement une entreprise (voir Thomson, France Télécom).

Un ministre de l'économie et des finances et de l'industrie sans envergure.

Au jour d'aujourd'hui, président-directeur général de la société Atos Origin : une position sociale trop étriquée pour ce vieux jeune loup.


Et c'est ainsi que réapparut Thierry Breton, l'ingénieur électricien qui se pique d'économie, dans les colonnes du quotidien vespéral. Il y apporte sa modeste contribution dans la propagande de l' econo-globish, pour faire inscrire dans la Constitution des limites supérieures à l'endettement de l'Etat.

Comme nous sommes sérieux, nous ne perdons pas notre temps (et le vôtre, chers internautes) à répondre aux arguments absurdes, déjà ressassés dans tous les médias, d'un hussard de l'oligarchie qui a besoin de formation en économie, puisqu'il écrit : « Ma conviction est faite : le véritable investissement d'avenir, c'est le désendettement. »

En économie, les mots ont un sens : en ne sachant pas, Thierry Breton voudrait embarquer la France vers d'autres maux.


Mais alors, quel est l'intérêt de l'article paru dans le Monde du 2 février ? Thierry Breton tenait absolument à nous faire part de sa découverte : la corrélation évidente entre la croissance et le déficit publique, sur la période de 1981 à 2010.

A notre avis, avec une démonstration aussi savante que la sienne, quelqu'un devrait pouvoir mettre en évidence, sur la même période, la corrélation entre l'accroissement du déficit et l'augmentation du nombre d'obèses.



C'est grave et triste à dire, mais de nos jours, l'oligarchie française apprécie les professeurs Tournesol de l' econo-globish.



Alexandre Anizy


Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes économiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 00:59

Moritz Kraemer est le responsable Europe de la notation des pays chez Standard & Poor's, et c'est sans doute pour cela que les colonnes du Figaro lui sont ouvertes, comme ce fut le cas le lundi 1 février 2010. Puisque nous avons déjà eu le loisir de mettre en évidence l'incohérence du raisonnement de cet agent examinateur, nous vous invitons à (re)lire cette note :

http://www.alexandreanizy.com/article-27525105.html


Dans son nouveau papier sans consistance, titré « pourquoi la zone euro n'éclatera pas » (il est bon de rappeler ici que les agences de notation n'ont rien vu venir en 2007 … et même pire que ça) , il affirme que l'éclatement de la zone euro est plus qu'improbable : la démonstration n'est pas convaincante. Elle l'est d'autant moins qu'il persévère dans ses contradictions.


L'agent examinateur Kraemer soumet au lecteur l'hypothèse de la sortie de l'euro d'un pays très endetté. Qu'en dit-il ?

« Adopter une nouvelle monnaie et la laisser se déprécier semble attrayant pour doper les exportations et la croissance, réduire les déséquilibres extérieurs, relancer l'emploi et les rentrées fiscales. Cette stratégie, en réalité, ébranlerait la confiance des créanciers. La reprise ne serait sans doute pas durable (…). »

Ce qui est mauvais pour ce pays aujourd'hui, était bon pour un autre en février 2009, en tout cas suffisamment bon pour que Standard & Poor's maintienne sa note : la stratégie de change flexible était même considérée comme un avantage compétitif.

« (…) nous maintenons le AAA, notamment parce que la Grande-Bretagne a un taux de change flexible : depuis l’été 2007, la livre a perdu 30 % de sa valeur. Ceci donne au pays un avantage compétitif par rapport à ceux de la zone euro (…) ». (Toujours Moritz KRAEMER)

L'agent examinateur Moritz Kraemer n'ayant toujours pas résolu son problème de cohérence théorique, nous devons le sanctionner par une mauvaise note.



La seule information intéressante de l'article, qui n'est bien sûr pas développée, est la suivante :

« Quitter la zone euro serait infiniment complexe et coûteux. Sans compter que, selon nos critères de notation, cette modification unilatérale d'un engagement contractuel constituerait un défaut de paiement. »

Le défaut de paiement sanctionné par une baisse de la note des agences.

Si l'adhésion librement consentie d'un pays à l'euro est un contrat, en quoi sa sortie de l'euro constitue-t-elle une « modification unilatérale » dudit contrat ? Chez les agences de notation, de quel principe découle la qualification de défaut de paiement pour cette sortie de l'euro ?

Si Moritz Kraemer ne fournit aucune réponse à ces questions, il suggère par contre la menace d'une baisse de la note, ce qui est peut-être l'unique objectif de cet article inconsistant.


Alexandre Anizy 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes économiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 00:04

Dominique Strauss-Kahn, l'ami du CAC 40, a été placé à la tête du Fonds Monétaire International (FMI) par le Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa : il le méritait sans conteste. Sous l'ère Jospin, il avait montré l'étendue de son talent d'illusionniste.


Etant loin de sa base électorale française, DSK n'a plus besoin de maquiller ses préférences doctrinales et ses propos conservateurs. C'est ainsi que le FMI, sous sa direction, vient de sommer le Portugal de diminuer ses dépenses budgétaires par une baisse de la masse salariale des fonctionnaires et par une réduction des aides sociales.

Gageons que s'il était en France, DSK l'ami du CAC 40 aurait noyé, comme Sarkozy de Nagy Bocsa, son remède néolibéral dans une chicorée socialiste : c'est le talent que nous lui reconnaissons.


En effet, DSK maîtrise parfaitement l'« econo-globish », cette langue économique pratiquée sur notre planète par l'ensemble des décideurs qui veillent à ce qu'hors de cette théorie dominante, point de salut ! C'est d'ailleurs pourquoi il a obtenu le job : une sorte de fondé de pouvoir des grosses fortunes.



Alexandre Anizy 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Notes politiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 01:11

D'aucuns pourraient nous faire remarquer fort justement que ce monsieur n'est plus membre du Parti Socialiste. Mais dans ce cas, ils oublieraient que l'énarque socialiste Jean-Pierre Jouyet a fait une brillante carrière dans la haute administration sous l'ère socialiste, et puis qu'il prit médiatiquement ses distances en entrant au Gracque 40 puisque l'offre du Parti n'était plus porteuse (nous synthétisons par là-même la conclusion de la pensée essentiellement consensuelle de ce groupuscule du VIIème arrondissement parisien), pour enfin finir dans les filets d'un pêcheur nommé Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa.

Pour l'oligarchie et ses représentants, peu importe le flacon pourvu qu'ils aient l'ivresse (du pouvoir).

Malgré tout cela, comme le repêché avait encore des vapeurs (des états d'âme), on lui confia un poste magnifique (patron de l'Autorité des Marchés Financiers) : de quoi continuer à s'assoir à la table des saigneurs.


Patatras ! A peine débarquait-il dans les murs de l'AMF que cette institution blanchissait définitivement Arnaud Lagardère et les dirigeants d'EADS, au terme de 3 ans d'enquête pour un soupçon de délits d'initiés !

Il faut croire que c'en était trop pour la conscience professionnelle, voire l'honneur, du patron Jean-Pierre Jouyet qui se démarqua immédiatement des conclusions du rapport final de cette enquête « exemplaire », puisqu'elle était antérieure à sa nomination. A notre avis, Ponce Pilate n'aurait pas fait mieux.


(lire aussi le portrait de juillet 2008, ci-dessous)

http://www.alexandreanizy.com/article-21101706.html

Nous avons bien ri à la lecture du Figaro d'hier (29 janvier2010), notamment quand Jouyet déclare solennellement : « Si certains s'interrogeaient après cette décision sur le degré d'exigence de l'AMF en matière d'information financière, qu'il soit bien clair que celui-ci est inchangé. » Les affaires continueront comme avant, et nous l'avions déjà compris, monsieur.



Alexandre Anizy 

Par Alexandre Anizy - Publié dans : Portraits
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Bio et Roman

 

Ardennais d’origine, nous vivons maintenant à Paris. Notre ambition littéraire est le décryptement de la réalité sociale.
Le blog nous permet de communiquer autrement.

 

 

 

Notre roman « la tambouille » est disponible dans toutes les bonnes librairies (en stock ou sur commande).
Egalement sur

 

www.alapage.com

www.fnac.com

 

 

 

ET on en parle sur
www.livredumonde.net


 

Recommander

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés