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Un homme et une femme selon Anise Koltz

Publié le par Alexandre Anizy

Un homme maltraitant son avenir...

 

Un homme puissant

comme un fleuve

traverse mon lit

 

le transformant

en réserve naturelle

en champ d'expérimentation

en abattoir

 

Anise Koltz 

            (dans Somnambule du jour, Gallimard poésie)

 

Emploi du soir de Michel Monnereau

Publié le par Alexandre Anizy

            Ce pourrait être aussi une façon de vivre dans une société épuisée.

 

            Emploi du soir

 

Retourner à soi dans la lumière apaisée du soir.

Se tenir seul aux franges de la nuit

sous l'amitié bavarde d'un marronnier.

S'écouter vivre, s'entendre penser, surtout

n'attendre rien, mais avec ferveur.

 

Michel Monnereau

(dans la Revue ARPA n° 118, décembre 2016, p.6)

 

Par peur de Richard Brautigan

Publié le par Alexandre Anizy

            A bien y réfléchir, il y a un poème de Brautigan pour chaque moment de l'existence.

 

La peur de te retrouver seul       

 

Par peur de te retrouver seul

tu fais tellement de choses

qui ne te ressemblent pas du tout.

 

Richard Brautigan

(C'est tout ce que j'ai à déclarer, Le Castor astral, édition bilingue, novembre 2016)

 

Le diktat légitimé de Bel-Ami Macron XIV

Publié le par Alexandre Anizy

            Benjamin Griveaux l'a dit ce matin : les ordonnances antisociales de Macron XIV vont être légitimées par les bulletins de vote sur son nom.

 

 

            Benjamin Griveaux, le porte-parole du candidat, l'a confirmé ce matin : Bel-Ami Macron XIV fera passer par ordonnances les mesures antisociales de son programme, parce qu'elles seront légitimées par les votes "d'adhésion" en sa faveur.

            C'est pourquoi des électeurs insoumis, un tiers (2,5 millions environ) si on accepte l'ordre de grandeur fourni par les sondages, vont découvrir une nouvelle fois comment leur vote "anti-FN" devient la validation d'un programme politique de régression sociale, puis comment leur vote légitime la répression sociale et policière.

 

 

            Si On a raison de se révolter comme l'écrivait Sartre, il conviendrait préalablement de ne pas avoir armé le bras républicain qui vous frappera.         

 

 

 

 

Alexandre Anizy

En conscience : barrage à Macron XIV

Publié le par Alexandre Anizy

            Dans un monde tumultueux, il faut cette fois-ci camper sur ses positions politiques.

 

 

            Parce qu'ils ne sont ni atlantistes, ni européistes, ni libéraux, les Transformateurs doivent rejeter le conservateur Bel-Ami Macron.

            S'il est élu, cet individu cynique, amoral ― les journalistes du quotidien Le Monde (n'est-ce pas Adrien de Tricornot ?) le savent mais ne l'écrivent pas pour ne pas se heurter à la volonté de leurs patrons propriétaires ―,

http://www.alexandreanizy.com/2016/04/bel-ami-macron-en-marche-dans-la-cour-des-miracles.html

gouvernera brutalement sans scrupule et sans hésitation au profit de ceux qui l'ont aidé : le bankster remboursera rubis sur le pavé si nécessaire. 

            Il le fera aussi, comme à la Rotonde, parce que tel sera son bon plaisir.

 

            L'Etat, ce sera Macron XIV, la nuisance absolue, le monstre maléfique à la trogne ensorceleuse qui échappera à ses créateurs.

 

            Pour empêcher l'asservissement de la France, les Transformateurs peuvent user de deux armes d'efficacité inégale,

l'abstention, ou le vote tactique

à la personne qui défend modestement l'idée d'un Etat social dans une économie-monde apaisée.

 

 

            Contre le conservateur Bel-Ami Macron XIV, la bourgeoisie de labeur et les gens de peu disposent de deux choix estimables.

 

 

 

Alexandre Anizy

 

Dimanche on vote gratis

Publié le par Alexandre Anizy

            Dimanche sera-t-il de fête, comme l'espérait Jean Cassou ?

 

Sonnet 23

 

La plaie que, depuis le temps des cerises,

je garde en mon coeur s'ouvre chaque jour.

En vain les lilas, les soleils, les brises

viennent caresser les murs des faubourgs.

 

Pays des toits bleus et des chansons grises,

qui saignes sans cesse en robe d'amour,

explique pourquoi ma vie s'est éprise

du sanglot rouillé de tes vieilles cours.

 

Aux fées rencontrées le long du chemin

je vais racontant Fantine et Cosette.

L'arbre de l'école, à son tour, répète

 

une belle histoire où l'on dit : demain...

Ah ! jaillisse enfin le matin de fête

où sur les fusils s'abattront les poings !

 

 

Jean Cassou

            (Trente-trois sonnets composés au secret)

 

Autour de la brigande Marion du Faouët

Publié le par Alexandre Anizy

            Grâce à Michèle Lesbre, on découvre dans Chère brigande (Sabine Wespieser éditeur, février 2017, en livrel) cette hors-la-loi sympathique.

 

            Quelle drôle d'idée pertinente de suggérer le passé glorieux d'une brigande ! L'auteur ayant passé l'âge de croire aux belles histoires, personne ne se bercera d'illusions sur la gestion courante des affaires de Marion du Faouët...

            « Tu n'es pas un ange mais, contrairement à Marie Collin ou Collen, dite Marie l'Escalier, qui sévit dans la région elle aussi, tu ne fais pas couler le sang, sauf la fois où l'un des membres de la bande s'est permis de prélever sa propre dîme aux dépens d'un ancien président du tribunal de Quimper. La victime s'est plainte à toi car tu lui avais délivré un sauf-conduit dont le traître n'avait tenu compte. Il est jugé par toute la compagnie et c'est toi qui l'exécutes. On ne doit pas rompre l'unité du groupe. » (p.28 de 49)

            "Dura lex sed lex", plus encore chez les truands. 

 

            Mais en évoquant la vie tumultueuse et forcément courte de Marion du Faouët, Lesbre nous parle un peu d'elle et de notre monde qui va de guingois.

            « Dors tranquille, chère brigande, tu m'as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu'ils sont puissants, de ce monde en péril. Tu n'étais pas un ange, mais les anges n'existent pas. »

 

            Mais de quels puissants parle Michèle Lesbre...

 

 

Alexandre Anizy

Ici de Michel Monnereau

Publié le par Alexandre Anizy

              Etat d'âme au lendemain d'un débat électoral.

Ici

 

Entre le cri des graffitis et les mots d'ordre

je vais desperado

en liberté conditionnelle

boulevard de l'insoumission civile

un meurtre dans la main gauche

un suicide dans la main droite

des enfants dans les testicules

les mains nues parmi vos armes

excisé à toutes les Afriques

une révolte toujours disponible

la tendresse rétive

entre mes bals fanés et vos balles perdues

- sans rançon acceptable. 

 

Michel Monnereau

                  (Je suis passé parmi vous, La table ronde mars 2016)

 

Chez Marco Garfagnini au château de Noirieux

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour un dîner et une nuitée dans le 49, retenez le Noirieux.

 

            Si vous flânez dans le Maine-et-Loire, il est une adresse où le temps s'écoule paresseusement : le château de Noirieux à Briollay. Membre étoilé d'une confrérie de relais, il en honore le catalogue.

            Laissant la chapelle aux cathos qui font florès dans cette contrée, nous avons pleinement profité de la chambre embaumée, non sans avoir préalablement goûté à quelques plats du chef Marco Garfagnini :

* une poêlée de foie gras en millefeuille (un régal !) ;

* un ris de veau au fenouil (cuisson parfaite de la viande et du légume) ;

* baba au limoncello (un délice).

Pour accompagner ce repas, beaucoup d'eau évidemment, et sur le conseil du sommelier, un Rouge bio (1) de Vendée : La Chaume, Bel Canto 2015. Un vin de table de qualité.    

 

            On aurait aimé y rester plus longtemps, c'est vous dire...

 

Alexandre Anizy

 

(1) une carte des vins avec pas mal de vins bio : bravo ! (ras le gosier des produits abondamment pesticidés !)

La dernière pellicule de Gérard Laveau

Publié le par Alexandre Anizy

            Quittez les thrillers battus en lisant Gérard Laveau !

            Régulièrement, Gérard Laveau sort un livre comme on jette une bouteille à la mer, c'est à dire sans attendre de retour. Juste pour son plaisir, et c'est ainsi qu'il fait le nôtre. En février 2017, il remet le couvert avec son détective Georges Amer dans Pellicule froide.

Une idée du style ?

            « L'homme n'avait fait qu'esquisser le geste de se lever. Il désigna l'autre siège à Georges Amer. Celui-ci obéit, contrarié par sa propre docilité. Mais incontestablement, le père des petites disparues était un meneur. Georges Amer constata qu'il avait du mal à soutenir son regard. Emacié, l'œil enfoncé sous le sourcil broussailleux et le cheveu d'un blanc spectaculaire, l'homme avait une vraie présence, et une sauvagerie évidente. Sa voix était naturellement autoritaire. » (p.59)

 

Alexandre Anizy

 

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